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VIDÉO - En Arménie, Emmanuel Macron chante "La Bohème" d'Aznavour au cours d'un dîner d'État

En Arménie, le président de la République s'est offert une parenthèse musicale en interprétant "La Bohème" de Charles Aznavour lors d'un dîner officiel. Au-delà de l'anecdote, cette scène illustre les liens étroits entre la France et l'Arménie, alors que les deux pays doivent signer un partenariat stratégique.

Emmanuel Macron chante "La Bohème" en Arménie.

Crédit : Capture d'écran X (Agnès Vahramian).

Jérémy Descours & AFP

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Micro en main, chef d'État... et presque crooner d'un soir. En déplacement officiel en Arménie, Emmanuel Macron n'a pas résisté à l'envie de transformer un dîner diplomatique en scène improvisée. Et quoi de plus symbolique que d'entonner un classique de Charles Aznavour pour marquer les esprits ?

Car le président n'en est pas à son coup d'essai. Grand amateur de variété française, Emmanuel Macron cultive depuis longtemps cette image de dirigeant mélomane, capable de passer d'un discours solennel à une reprise improvisée. 

En effet, deux ans après avoir entonné Les Champs-Élysées de Joe Dassin avec des étudiants suédois, le président a de nouveau poussé la chansonnette en Arménie où il était en visite d'État depuis dimanche. 

Lors d'un dîner officiel organisé lundi 4 mai à Erevan, il a repris La Bohème, célèbre titre de Charles Aznavour sorti en 1965 - un choix hautement symbolique, l'artiste étant lui-même d'origine arménienne.

Le Premier ministre arménien à la batterie

Dans une vidéo captée par la journaliste Agnès Vahramian, Emmanuel Macron apparaît micro à la main, assis aux côtés d'un pianiste. À la batterie, un invité inattendu : le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, dont le rythme parfois hésitant accompagne une prestation vocale elle aussi imparfaite.

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Peu importe la justesse : pour le président comme pour Nikol Pashinyan, ce moment musical incarne avant tout l'amitié entre leurs deux pays. Une relation que le chef de l'État a également saluée sur un ton plus politique, en mettant en avant le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe" et vers la "paix" avec l'Azerbaïdjan, un chemin qu'il juge "le seul raisonnable" pour s'émanciper de l'influence russe.

La signature d'un partenariat

Cette séquence s'inscrit dans une visite d'État plus large, qui s'achève ce mardi 5 mai et vise à renforcer une relation bilatérale déjà dense. La France, qui accueille l'une des plus importantes diasporas arméniennes au monde, entretient de longue date des liens étroits avec ce pays du Caucase. À Erevan, le président français a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, tant de la part des autorités que de la population.

Au-delà du symbole, cette visite doit déboucher sur la signature d'un partenariat stratégique entre Paris et Erevan, avec à la clé un renforcement de la coopération, notamment dans le domaine de la défense et de nouveaux accords économiques.

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