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"Pourquoi pas ?" : la députée LFI Clémence Guetté estime sur RTL que "nationaliser Total serait rentable dès la première année"

Clémence Guetté, députée La France insoumise, évoque sur RTL la possibilité de nationaliser Total en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027. Elle défend aussi le blocage des prix des carburants et l'encadrement des marges, sur fond de tensions au Moyen-Orient.

Clémence Guetté de la France insoumise dans RTL Matin, le 5 mai 2026.

Crédit : RTL

La députée LFI Clémence Guetté estime sur RTL que "nationaliser Total serait rentable dès la première année"

00:11:24

La députée LFI Clémence Guetté estime sur RTL que "nationaliser Total serait rentable dès la première année"

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Thomas Sotto & Jérémy Descours

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"Ce serait une opération qui fonctionnerait". Dans un contexte de flambée des prix de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, La France insoumise défend depuis plusieurs mois le blocage des prix ainsi que l'encadrement des marges.

Invitée de RTL Matin ce mardi 5 mai, la députée insoumise Clémence Guetté est allée plus loin, évoquant l'hypothèse d'une nationalisation du groupe Total en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027. "Pourquoi pas ? C'est une idée", a-t-elle lancé.

"Nationaliser Total, ça serait rentable dès la première année", a-t-elle assuré, détaillant : "Si on nationalisait 67% de l'activité - ce qui ne correspond pas à l'extraction mais au raffinage et à la distribution - c'est 170 à 180 milliards la valeur totale boursière". 

Selon elle, une telle opération pourrait être financée sans alourdir excessivement la dette. "Si jamais on fait ça avec des emprunts, car nous ne sommes pas obligés de surendetter la France, les bénéfices seraient supérieurs aux intérêts de la dette dès la première année", insiste l'élue insoumise

Réinvestir dans "la transition écologique ou les énergies renouvelables"

Au micro de RTL, la députée de la 2e circonscription du Val-de-Marne estime enfin que cette stratégie permettrait à l'État de dégager des marges de manœuvre : "L'État actionnaire pourrait réinvestir dans la transition écologique ou les énergies renouvelables, donc ce serait une opération qui fonctionnerait".

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Clémence Guetté ajoute, par ailleurs, que l'urgence est ailleurs : "Figurez-vous qu'il y a une urgence. La nationalisation, vous êtes bien au courant, M. Macron ne va pas le faire, évidemment, comme il ne va rien faire, d'ailleurs, pour les Français. Aujourd'hui, ils galèrent. L'essence est à plus de 2 euros partout. Les gens annulent leurs vacances. Parfois, ils ne peuvent même pas aller au travail". 

"On bloque les prix, on encadre les marges, on va chercher les super profits"

Et de poursuivre en appelant à des mesures immédiates : "Donc, c'est quoi l’urgence ? L'urgence, c'est de bloquer les prix tout de suite. Ça se fait ailleurs, ça se fait dans d'autres pays, ça se fait dans les Outre-mer. La France l'a fait pendant la guerre du Golfe, alors que l'essence avait encore moins augmenté qu'elle ne l'est aujourd'hui. Donc on bloque les prix, on encadre les marges, on va chercher les super profits de Total qui dissimulent ces bénéfices à l'étranger".

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement a annoncé un suivi renforcé des recettes liées à la hausse des carburants. Le ministre Sébastien Lecornu a indiqué que l'État publiera désormais tous les dix jours les surplus fiscaux générés par la flambée des prix, affirmant que la crise énergétique "ne doit enrichir personne" et que ces recettes supplémentaires seront intégralement réaffectées au financement des aides destinées aux secteurs les plus touchés.

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