1 min de lecture La France insoumise

Une députée de la France insoumise poursuivie par un ex-attaché parlementaire

Caroline Fiat, élue en Meurthe-et-Moselle, a mis fin prématurément au contrat de son assistant, qui dénonce la méthode.

Caroline Fiat au côté de Jean-Luc Mélenchon le 3 juillet 2017 à Paris
Caroline Fiat au côté de Jean-Luc Mélenchon le 3 juillet 2017 à Paris Crédit : CHRISTOPHE SAIDI/SIPA
François Quivoron
François Quivoron

Caroline Fiat, députée de Meurthe-et-Moselle, est poursuivie par son ancien attaché parlementaire devant le conseil des prud'hommes de Nancy. L'assistant lui réclame 35.000 euros d'indemnités pour une rupture de contrat sans cause réelle, révèle le Républicain Lorrain. Embauché en juin à la suite des élections législatives pour aider Caroline Fiat dans sa communication, le jeune homme a été licencié en août. Son avocat Thomas Hellenbrand conteste la méthode et demande la requalification du contrat en CDI.

À son arrivée à l'Assemblée nationale, l'assistant parlementaire signe un contrat de travail type. "Il n’y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail… Rien. Cela démontre une certaine impréparation", souligne l'avocat du plaignant. "J’ai envoyé ces documents vierges en demandant à mon équipe de donner leurs informations personnelles, numéro de Sécu, etc., afin de gagner du temps. On s’est quand même assis autour d’une table pour discuter du contrat", se défend Caroline Fiat.

Il ne bossait pas. Je n’étais pas du tout à l’aise avec ça

Caroline Fiat, députée LFI
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Contactée par L'Express, Me Delphine Borgel, l'avocate de la députée, assure que l'attaché disposait de toutes les "informations nécessaires" et que le contrat "a été signé en bonne et due forme". Caroline Fiat justifie le renvoi de son ex-assistant par un travail jugé insuffisant : "Il ne bossait pas. Je n’étais pas du tout à l’aise avec ça, mais il fallait faire quelque chose. Avec mon suppléant, dont il est proche, on lui a parlé, souvent. Ça ne suffisait pas de tweeter mes commentaires Facebook."

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Pour Caroline Fiat, la rupture de contrat a eu lieu au cours de la période d'essai. Une version que conteste l'avocat de l'attaché parlementaire. "Le contrat de travail n'est pas valable et donc pas opposable à mon client, estime Me Thomas Hellenbrand. Il doit être requalifié en CDI sans période d'essai." Selon lui, la rupture du contrat est un licenciement sans cause réelle et sérieuse, qui donne droit à des indemnités. Le jugement du conseil des prud'hommes déterminera quelle version est la bonne.

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