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Une baisse des prélèvements obligatoires "d'environ 7 milliards" en 2018

Édouard Philippe, lors de la convention de La République En Marche, a annoncé l'objectif du gouvernement pour l'année à venir.

Édouard Philippe sur le perron de l'Elysée, le 28 juin 2017
Édouard Philippe sur le perron de l'Elysée, le 28 juin 2017
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Claire Gaveau & AFP

20 milliards d'euros d'ici 2022, dont 7 milliards d'euros dès 2018. Les prélèvements obligatoires baisseront "d'environ 7 milliards d'euros" en 2018, a annoncé ce samedi 8 juillet Édouard Philippe. Présent à la convention de la République en marche à Paris, le Premier ministre a ainsi détaillé : "Ça passera par une maîtrise des dépenses et ça passera par la mise en oeuvre, dès le vote de la loi de finances 2018, des engagements du président de la République, dans la cohérence, dans la durée".

Mardi 4 juillet, lors de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement avait vu plus loin en annonçant que "les prélèvements obligatoires baisseront de 20 milliards d'euros d'ici 2022". Une mesure importante alors que, selon lui, "la France ne peut demeurer à la fois la championne de la dépense publique et la championne des impôts".

Aucune hausse d'impôts

Il avait aussi annoncé une baisse de la dépense publique "ambitieuse" et le report à 2019 de plusieurs réformes fiscales clé pour contenir le déficit public à 3% du PIB, en 2017 comme en 2018. Devant quelque 3.000 personnes à La Villette, Édouard Philippe a enfoncé le clou, en rappelant que ce "seuil de 3% du PIB" est un chiffre "qui nous oblige et cette question de la dette s'impose à nous". "Mais nous le ferons sans augmenter les impôts en 2017", a-t-il insisté.

L'occasion pour le Premier ministre de livrer un nouveau réquisitoire contre "cette dette qui nous asphyxie". "Nous pouvons soutenir cette situation parce que les taux d'intérêts sont historiquement bas", a-t-il souligné. Avant d'ajouter : "Il suffirait que les taux d'intérêt remontent d'un point et c'est le budget de l'Enseignement supérieur qui part en fumée. Et s'ils remontaient de deux points, la France serait incapable d'assumer ses obligations. Je ne veux pas que notre pays vive cela. Maîtriser sa dette, c'est maîtriser sa souveraineté".

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