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Travailler le 1er mai : Sophie Binet (CGT) dénonce un "passage en force" des macronistes qui "se paiera très cher"

La secrétaire générale de la CGT a dénoncé "une stratégie pour qu'il n'y ait pas de débat, et que la loi arrive en commission mixte paritaire" après l'adoption d'une motion de rejet tactique.

Sophie Binet au micro de RTL après une rencontre avec le Premier ministre le 15 septembre 2025.

Crédit : Guillaume BAPTISTE / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a dénoncé ce 10 avril un "passage en force" qui "se paiera très cher" après que les députés macronistes, pour éviter "une obstruction" de la gauche, ont demandé le rejet préalable de leur propre texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai.

"C'est une stratégie pour qu'il n'y ait pas de débat, et que la loi arrive en commission mixte paritaire. Toujours la même méthode, même passage en force contre le monde du travail", s'est insurgée Sophie Binet devant plusieurs dizaines de manifestants rassemblés devant l'Assemblée nationale pour dénoncer ce texte autorisant les salariés à travailler le 1ᵉʳ mai dans certains commerces et lieux culturels. 

Le centre et la droite tentent de faire adopter cette mesure face à une gauche et des syndicats vent debout. L'autorisation pour les salariés de certains commerces de travailler le 1er-Mai, jour historiquement férié et chômé, sera débattue ce jour à l'Assemblée nationale après une adoption au Sénat l'été dernier.

Gabriel Attal, "Pinocchio sans nez"

Pour convaincre, l'ancien Premier ministre et candidat putatif à la présidentielle Gabriel Attal a sorti l'artillerie lourde: une pétition en ligne et une vidéo sur ses réseaux sociaux où il déroule un argumentaire quelque peu erroné. Tout en achetant ses "deux traditions pas trop cuites" dans une boulangerie, le patron de Renaissance assure "que les boulangers et fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir leur boutique le 1er Mai", jour de la fête internationale des travailleurs. 

"Gabriel Attal, c'est Pinocchio sans le nez", a moqué sur X Sophie Binet, patronne de la CGT, dénonçant "mensonge sur mensonge". En effet, si le Code du Travail établit que "le 1er-Mai est jour férié et chômé", il prévoit tout de même qu'un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là... mais seul ou presque. Ils peuvent en effet compter sur eux-mêmes ou des membres de leur famille non-salariés, mais pas sur leurs employés. Au risque d'une amende de 750 euros par salarié concerné (1.500 euros s'il est mineur).

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