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Rachat de SFR : les opérateurs Bouygues Telecom, Free et Orange se donnent jusqu'à dimanche pour finaliser un accord

Les opérateurs Bouygues Telecom, Free et Orange, engagés dans le projet de rachat de SFR, ont annoncé ce vendredi 5 juin la prolongation de leur période de négociations exclusives avec Altice France. Les discussions se poursuivront jusqu’à dimanche afin de tenter d’aboutir à un accord définitif.

SFR pourrait être rachetée par Orange, Bouygues et Free.

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Les discussions autour du rachat de SFR se poursuivent. Dans un communiqué commun publié vendredi soir, Bouygues Telecom, Iliad (maison mère de Free) et Orange ont indiqué ce vendredi 5 juin avoir décidé de prolonger de 48 heures la période de négociations exclusives engagée avec Altice France, propriétaire de SFR.

Cette prolongation intervient alors que l’échéance initiale était fixée à ce vendredi. Les trois opérateurs, qui se sont associés pour reprendre leur concurrent, disposent désormais jusqu’au dimanche 7 juin pour tenter de finaliser l’opération.

"Au regard de l’avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", précise le communiqué. Les discussions portent sur une offre évaluée à 20,35 milliards d’euros. Si les négociations aboutissent, cette opération pourrait profondément remodeler le paysage des télécommunications en France, avec la disparition de SFR en tant qu’opérateur indépendant.

Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. 

Une date limite déjà repoussée

La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. 

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D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. 

L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché.  

En cas de rachat, des clients répartis vers les trois opérateurs... Et une potentielle hausse des prix

En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. 

Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. 

Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois. 

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