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Transports en Île-de-France : "On a l’impression d’être lâchés par l’État", dénonce Pécresse

INVITÉE RTL- Valérie Pécresse a fait voter l'arrêt du financement de la SNCF et de la RATP par la région en attendant que l'État paye les pertes engendrées par la crise du Covid.

Thomas Sotto L'invité de RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Transports en Île-de-France : "On a l'impression d'être lâchés par l'État", dénonce Pécresse Crédit Image : VALERY HACHE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Vincent Parizot édité par Ryad Ouslimani

Les transports en commun d’Île-de-France risquent-ils de se retrouver en manque de financement à cause de la crise du coronavirus ? Île-de-France Mobilités, qui organise les transports dans la région, a voté mercredi 8 juillet l’arrêt des paiements à la SNCF et à la RATP.

Valérie Pécresse, qui préside l’organisme, demande à l’État de payer et à personne d’autre. Elle chiffre les pertes liées au Covid à 2,6 milliards d’euros. En attendant, SNCF et RATP assurent le service avec leurs fonds propres, ce qui ne saurait durer indéfiniment.

"Nous avons été obligés de prendre cette décision que nous ne voulions pas prendre", a expliqué sur RTL Valérie Pécresse ce mercredi. La suspension est temporaire, le temps que les réserves soient reconstituées, mais il restera néanmoins l’ardoise à payer. Et les 425 millions d’euros promis par l’État ne suffiront pas. "Ces 425 millions sont une goutte dans l’océan des pertes Covid", assure la présidente de la région Île-de-France.

L'impression "d’être lâchés par l’État"

Elle indique ainsi qu'"il faudra qu’Île-de-France Mobilités trouve les 2,2 milliards" qui manqueront, "je me refuse d’augmenter le Pass navigo, je ne veux pas d’impôt Covid", tonne Valérie Pécresse, qui accuse l’État de vouloir mettre la région dos au mur au point de faire hausser les tarifs des transports franciliens. "C’est à l’État d’assumer ses responsabilités", pointe-t-elle.

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Valérie Pécresse prend pour exemple les plans d’aide et de relance des transports votés par d’autres pays européens, et ne comprend pas que l’État n’opte pas pour les mêmes mesures afin de relancer un secteur qui génère des transports écologiques. D’autant que l’Île-de-France a lancé des commandes de véhicules propres, mais a mis ces projets en suspens pour des raisons financières, a indiqué l'élue. "La position de l’État est incompréhensible", tonne-t-elle.


"Le gouvernement ne se rend pas compte que derrière Île-de-France Mobilités, il y a des centaines de milliers d’emplois", rappelle Valérie Pécresse, qui énumère les sites français où sont fabriqués les différents véhicules de transport en commun. "On a l’impression d’être lâchés par l’État", déplore-t-elle.

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Les transports en commun d'Île-de-France risquent-ils de se retrouver en manque de financement à cause de la crise du coronavirus ? Crédit Média : Arnaud Tousch | Durée : | Date :
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