2 min de lecture Nicolas Sarkozy

Soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy poursuit sa contre-attaque

Dans un entretien fleuve accordé au "Journal du dimanche", l'ancien chef de l'État continue de nier ce qui lui est reproché et estime qu'il se trouve "face à une manipulation d'une ampleur inédite".

Nicolas Sarkozy, le 1er septembre 2017 à Mexico
Nicolas Sarkozy, le 1er septembre 2017 à Mexico Crédit : AFP / Alfredo Estrella
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Nicolas Sarkozy en est persuadé : il est victime d'une "machination". Mis en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens" dans l'enquête sur un possible financement libyen de sa campagne de 2007, l'ex-chef de l'état continuer de nier tous les faits qui lui sont reprochés. 

Dans le Journal du dimanche, il explique "être face à une manipulation d'une ampleur inédite" et accuse "trois groupes d'individus" d'être derrière celle-ci, dans le but de le salir. Il cite alors d'abord une "bande d'assassins", des proches de Khadafi, puis "les gens de Mediapart", et enfin, "les affidés du régime déchu de Khadafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine". Ce dernier a en effet affirmé à plusieurs reprises avoir apporté 3 valises comportant des millions d'euros à Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à l'époque, mais également à Claude Guéant entre fin 2006 et début 2007. 

"Aucune raison de douter" de Guéant et Hortefeux

Dans l'interview parue ce dimanche, Nicolas Sarkozy est d'ailleurs interrogé sur Claude Guéant mais aussi un autre de ses proches cité dans l'affaire, Brice Hortefeux. Il affirme n'avoir "aucune raison de douter" que ses deux amis n'aient "jamais été mêlés au prétendu financement libyen" de sa campagne de 2007. "Brice Hortefeux est mon plus vieil ami. Claude Guéant a été un excellent collaborateur", rappelle-t-il. 

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Jeudi soir au 20 heures de TF1, l'ex-Président avait pourtant semblé prendre ses distances en déclarant à propos de son ancien directeur de cabinet : "S'il a des faits qui lui sont reprochés, et il a droit comme les autres à la présomption d'innocence, il s'en expliquera. Pas en tant qu'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, mais en tant que Claude Guéant lui-même", avait-il lancé. 

Nicolas Sarkozy conclut l'entretien en affirmant qu'il se battra jusqu'au bout. "Quel que soit le temps que ça prendra, je briserai les auteurs de la machination honteuse qui porte atteinte, au-delà de moi-même, à la fonction que j'ai exercée et à notre pays". 

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