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"Si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI !" : récit d'une journée houleuse à l'Assemblée nationale

Dans une ambiance délétère, l'Assemblée a adopté, ce jeudi 22 janvier, une résolution appelant au lancement d'une procédure en vue d'inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, avec le soutien du camp gouvernemental et du RN, et malgré l'opposition de toute la gauche.

Le député RN Laurent Jacobelli (à gauche) et le député LFI Antoine Léaument (à droite) à l'Assemblée nationale le 22 janvier 2026

Crédit : Capture d'écran LCP

"Si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI !" : récit d'une journée houleuse à l'Assemblée national

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Arthur Bellier

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Une niche parlementaire électrique. Les députés Républicains disposaient d'une journée qui permet à un groupe politique de l'Assemblée de décider du menu du jour, ce jeudi 22 janvier. Les élus ont ainsi proposé leurs textes de loi. Mais l'hémicycle s'est déchiré dès le tout premier, avec une résolution qui appelle à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Cris, interruptions de séances et menaces. L'étincelle est venue d'une intervention du député Rassemblement national de Moselle Laurent Jacobelli. Afin de répondre à l'opposition de la France Insoumise sur ce texte, l'élu - habitué des incidents de séances - a  dérapé.

"Il faut combattre contre les frères islamistes qui sont en face de nous, la LFI (...) Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI !", a-t-il scandé. 

En réponse outrée sur le banc d'en face de l'insoumis du Finistère Pierre-Yves Cadalen. "Étant moi-même député, étant homosexuel, je ne peux un seul instant tolérer que vous insinuez que mon engagement est à l'encontre de l'égalité humaine. Honte à vous ! Excusez-vous !", a-t-il répondu dans une ambiance survoltée.

"Je saisis le bureau pour vos menaces physiques"

La tension a eu du mal à redescendre tout au long de la journée. Les Insoumis en ont profité aussi pour ralentir les débats à coup de rappel au règlement. Le président de séance et vice-président RN de l'Assemblée national, Sébastien Chenu, a fini par couper le micro de l'Insoumis Antoine Léaumont, député de l'Essonne, lui aussi habitué des incidents de séance. 

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Ce dernier a dévalé les escaliers doit pointer vers lui et s'est approché du perchoir. "Je saisis le bureau pour vos menaces physiques de venir descendre avec vous. Ca suffit !", a répondu Sébastien Chenu. 

Après plus de cinq heures de débats tumultueux sur un seul article, cette résolution non contraignante a été adoptée et un bureau convoqué le 18 février pour décider des différentes sanctions. 

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