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L'institution catholique Notre-Dame de Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Crédit : Gaizka IROZ / AFP
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Le site historique de Notre-Dame-de-Bétharram n’accueillera plus d’enfants l’année prochaine. C’est ce qu'a annoncé sur RTL le président de la Fnogec (l’organisme de gestion de l’enseignement catholique), pour que la symbolique du lieu disparaisse. Une grande partie des élèves ont déjà migré vers un autre site, à Igon (Pyrénées-Atlantiques), situé dans une commune voisine. Ce déménagement en septembre concernerait 160 collégiens. Pour que le site soit fermé, il ne manque plus qu'un accord du Vatican.
La réaction du secrétariat général de l'enseignement catholique est venu semer le trouble ce jeudi 22 janvier après-midi. Dans un communiqué, ce secrétariat a assuré qu'il n'était pas question de fermer l'établissement et de renvoyer tous les élèves. Une réflexion serait d'ailleurs en cours pour "renouveler le projet pédagogique". C'est ce projet qui permettra de juger si le déménagement est la bonne solution.
"Tout est déjà acté pour le mois de juin. Bétharram va bien fermer", assure Alain Esquerre, porte-parole du collectif de victimes, invité de RTL Soir. Quid du communiqué du secrétariat général ? Pour lui, l'instance scolaire est "vexée" car l'information n'est pas "venue directement de là où elle aurait dû arriver". "Cette décision était attendue depuis longtemps", a-t-il commenté. "L'établissement est en décrépitude et il n'y a quasiment plus d'élèves." Actuellement, il y aurait un professeur de mathématiques pour 5 élèves de Terminale S.
SI cette décision réjouit le collectif de victimes, Alain Esquerre regrette que ce soit "un choix uniquement économique et non pas pour les victimes". En effet, le lanceur d'alertes aurait aimé que ce lieu devienne un symbole de la lutte contre les violences sexuelles, notamment en le transformant en lieu de formation des professionnels.
Pour rappel, il y avait encore un pédocriminel en 2024 dans les murs de Bétharram. "La direction ne voulait pas le suspendre. Cet imbroglio nous démontre qu'on a un problème en France", souffle le porte-parole.
"On a laissé comme un bateau ivre cet établissement faire ce qu'il voulait", ajoute-t-il, appelant le ministre de l'Education nationale à reprendre sa place et même à prononcer la fermeture de l'établissement dès ce soir. Selon le lanceur d'alertes, ce ne serait pas au Vatican de prendre une telle décision.
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