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"Si quelqu'un du RN avait dit ce qu'il a dit..." : Marine Le Pen estime sur RTL que les propos de Mélenchon sur Glucksmann sont "bien pires que ce qui a pu être reproché" à son père

La députée du RN, suspendue à la décision de la justice pour se présenter en 2027, a estimé mercredi sur RTL que le leader insoumis cherche à "mobiliser l’électorat antisémite". Elle dénonce une "indignation sélective" de la gauche" après les récentes polémiques autour de sa manière de prononcer les patronymes juifs "Epstein" et "Glucksmann".

Marine Le Pen sur RTL, le 4 mars 2026.

Crédit : RTL

Marine Le Pen n'a "rien trouvé de choquant" dans l'allocution d'Emmanuel Macron sur la guerre en Iran

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"Le cadrage donné par le président me paraît être le bon" : Marine Le Pen n'a "rien trouvé de choquant" dans l'allocution d'Emmanuel Macron sur la guerre en Iran

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Gabriel Joly & Thomas Sotto

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"Bien pire que ce qui a pu être reproché" à Jean-Marie Le Pen. Invitée sur RTL, Marine Le Pen fustige mercredi 4 mars la "provocation électoraliste" de Jean-Luc Mélenchon, qui vise selon elle à "manier l'antisémitisme pour essayer de mobiliser l'électorat antisémite" après ses prononciations volontaires des noms "Epstine" et "Glucksman" lors de deux meetings pour les municipales.

"Les propos et comportements de Jean-Luc Mélenchon sont bien pires que ce qui a pu être reproché" à son père, estime celle dont la candidature à l'élection présidentielle de 2027 est suspendue à la décision de la cour d'appel de Paris, dans le procès des assistants européens du FN.

"Je note qu'un certain nombre lui trouve des excuses", ajoute-t-elle. "Si quelqu'un du Rassemblement national avait dit ce qu'il a dit, cela aurait fait la Une et engendré des manifestations dans la rue. Là ce n'est pas le cas, car c'est un mec de gauche. La famille de gauche est toujours plus complaisante et a l'indignation sélective", dit la cheffe des députés du RN à l'Assemblée nationale.

Pour son parti, "il y a une réalité morale et éthique" de mettre en place un cordon sanitaire contre LFI, selon les mots de son président Jordan Bardella. "C'est un message lancé à la classe politique française pour une raison simple : à la dernière élection législative, ils se sont tous mis ensemble", juge-t-elle en référence notamment à l'alliance du Nouveau Front populaire à l'été 2024.

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Pour autant, la formation d'extrême droite ne retirera pas ses candidats pour faire barrage aux Insoumis au second tour des municipales : "Le RN respecte les électeurs, quand les gens votent pour nous, c'est pour avoir des élus qui défendent leurs idées", explique Marine Le Pen.

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