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"Aux municipales, on gagne ou on gagne !" : à 15 jours du premier tour, Marine Le Pen sonne la mobilisation dans le Var où le RN présente 25 listes

En déplacement à Toulon ce samedi 28 février, Marine Le Pen a appelé ses troupes à aller voter lors du premier tour des élections municipales le 15 mars. "Il faut aller voter, il n'y a pas de petites élections", a-t-elle insisté.

Marine Le Pen, à Toulon dans le Var le 28 février 2026

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

AFP

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"Devenez des agents recruteurs !" : à 15 jours du premier tour des municipales, Marine Le Pen, en déplacement dans le Var, a sonné la mobilisation des électeurs dans ce département phare pour le Rassemblement national qui y présente 25 listes."On est à 15 jours du premier tour, il existe encore un certain nombre de nos compatriotes qui ne sont pas convaincus d'aller voter. C'est ça l'urgence ! On ne peut rien faire sans les électeurs", a lancé la cheffe de file des députés RN, dès son arrivée à Toulon. 

"Devenez des agents recruteurs pour qu'enfin chacun puisse décider de son avenir et voter lors des municipales !", a-t-elle demandé à ses partisans. "Le grand combat pour l'alternance n'est pas seulement un combat présidentiel, c'est aussi un combat municipal, départemental, régional... ", a-t-elle plaidé. 

Car, a-t-elle souligné, "derrière le bénéfice pour la ville, il y a aussi un rôle que tout le monde oublie qui est celui des grands électeurs, c'est-à-dire que pour pouvoir obtenir une représentation au Sénat, il faut que le Rassemblement national ait des maires, des adjoints aux maires et des équipes municipales, mais aussi des conseillers municipaux d'opposition". 

"Pas de petites élections"

"Il faut aller voter, il n'y a pas de petites élections", a-t-elle insisté. "Aux municipales, on gagne ou on gagne !". Un peu plus tôt, Marine Le Pen et Laure Lavalette, donnée favorite à Toulon, avaient ouvert cette séquence varoise par une descente en téléphérique depuis le Mont-Faron qui surplombe Toulon, entre éclats de rires et selfies. 

Devant quelques journalistes, Marine Le Pen a défendu le choix de son ancienne porte-parole de mener une liste "sans étiquette", rappelant qu'à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ou à Perpignan (Pyrénées-Orientales), villes aux mains de maires d'extrême droite, "il n'y a(vait) pas d'étiquette non plus". 

"Je suis un peu une étiquette sur pattes"

"Le principe des municipales, c'est d'être capable de rassembler au-delà d'une étiquette politique. Ça n'est pas un reniement de la part de Laure, sinon elle ne m'aurait pas invitée, parce que moi, je suis un peu une étiquette sur pattes", a-t-elle ironisé. "La visite de Marine, ça rassure les gens qui s'inquiètent que Laure se présente sans étiquette", déclare à l'AFP Hoel Henry, Toulonnais de 29 ans. "Si elle n'a pas mis le logo du RN, c'est pour pas qu'on nous traite de fachos et compagnie, et pour ratisser plus large", estime pour sa part Jean Fanggianelli, 85 ans, militant de l'Union des droites pour la République (UDR) d'Éric Ciotti. 


Dans la commune voisine de Lavalette-du-Var, où le suppléant de Laure Lavalette à l'Assemblée, Julien Argento, est candidat, Marine Le Pen s'est offert un long bain de foule au milieu d'une centaine de personnes, aux cris de "Marine, présidente !", avant une réunion de "citoyens engagés" sur le thème de la sécurité. 

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