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Guerre au Moyen-Orient : qu'est-ce que la Finul, dont faisait partie le sergent-chef Florian Montorio tué ce samedi au Liban ?

Depuis 1978, la Finul mène des opérations à la frontière du Liban et d'Israël afin d'assurer la paix dans cette région. Le sergent-chef Florian Montorio faisait partie des 600 Casques bleus français engagés dans ces missions.

La Finul a été mise sur pied en 1978 afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël

Crédit : AFP / Archives, Thomas Coex

Justine Audollent

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Des opérations pour maintenir la paix. Ce samedi 18 avril, le sergent-chef Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban a été tué au Sud-Liban alors qu'il était déployé dans le cadre d'une opération au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Près de 8.200 militaires de 47 nations différentes, dont plus de 600 Français, composent les Casques bleus de la Finul.

La Finul, créée par le Conseil de sécurité de l'ONU, est présente au Liban depuis mars 1978 afin de "confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, rétablir la paix et la sécurité internationales et aider le Gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans la région", indique le site de la Finul.

Un pouvoir de dissuasion mais pas d'intervention

Les Casques bleus ont un pouvoir de persuasion, de dissuasion, mais pas d'intervention. La priorité est de stabiliser le Liban et de faire remonter les informations au siège des Nations Unies à New York. Leurs pouvoirs ont été étendus en 2006 avec un accord qui précise que seules les forces de maintien de la paix de l'ONU et l'armée libanaise sont déployées derrière "la ligne bleue", la frontière entre Israël et le Liban. 

La Finul est financée par l'ensemble des États membres de l'ONU. Son budget annuel atteint les 550 millions de dollars. Mais son efficacité est très contestée. Le Hezbollah a par exemple construit des tunnels sous la ligne bleue pour passer en Israël. Depuis 1978, 343 Casques bleus ont été tués au Liban. Et depuis le début de la guerre en Iran, les incidents les visant se sont multipliés. Les "attaques" contre ces forces de l'ONU peuvent constituer des "crimes de guerre", a mis en garde en 2024 António Guterres, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies. 

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