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"Insupportable désolidarisation du combat antifasciste" : Jean-Luc Mélenchon dénonce d'"intolérables accusations d'antisémitisme" venues du PS

Le leader de La France insoumise accuse le Parti socialiste de fragiliser le combat antifasciste et d'offrir un avantage à la droite et au RN à quelques jours des municipales.

Jean-Luc Mélenchon, le 30 janvier 2026

Crédit : Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Jérémy Descours & AFP

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Jean‑Luc Mélenchon a vivement réagi, ce mardi 3 mars, après qu'un communiqué du Parti socialiste l'a accusé d'antisémitisme, dénonçant des "intolérables accusations" et estimant que le PS, en "se désolidarisant du combat antifasciste", ouvrait la voie à des succès de la droite et du Rassemblement national lors des municipales (15 et 22 mars).

"Intolérables accusations d'antisémitisme de la part du bureau du PS. Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême-droite", écrit Jean-Luc Mélenchon sur X. 

Avant de poursuivre : "Odieuse dénonciation des listes dans plus de 60 villes où le PS est associé à LFI. Les luttes internes du PS et leurs surenchères de haine anti LFI promettent ainsi à la droite et au RN la victoire dans des dizaines de villes au premier et au second tour".

L'affaire "Epstein" et "Epstine"

Cette sortie s'inscrit dans un contexte de tensions accrues autour du leader de La France insoumise (LFI), déjà visé par une série de critiques politiques et médiatiques ces derniers jours. L'une des plus vives controverses a porté sur une remarque de Mélenchon lors d'un meeting à Lyon, où il a ironisé sur la prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein, remplaçant "Epstein" par  "Epstine". 

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Cette séquence a été perçue par une partie de la classe politique et des institutions juives comme teintée de connotations problématiques, entraînant une levée de boucliers contre ses propos. 

Pour répondre à ces accusations, Mélenchon s'est défendu à Perpignan, affirmant que "cet homme‑là n'avait aucune religion" et qu'il n'avait jamais voulu faire de lien entre Epstein et une quelconque appartenance religieuse. Il a réaffirmé qu'il n'était pas antisémite et a dénoncé l'instrumentalisation de ses propos par ses détracteurs.

"Nous appelons les militants socialistes à se désolidariser"

La polémique s'est encore élargie lorsqu'il a plaisanté sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann, ce qui a valu à ce dernier une réplique cinglante sur les réseaux sociaux.


Cette série de réactions et de critiques survient à quelques semaines des élections municipales, dans un climat déjà tendu où l'affrontement entre LFI et le PS, mais aussi avec d'autres forces politiques, pourrait peser sur les alliances et les stratégies de gauche.

"Nous appelons les militants socialistes à se désolidariser de ces consignes de division", conclut le leader insoumis dans son post. 

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