3 min de lecture Élections sénatoriales

Sénatoriales 2017 : quels objectifs pour le Front national ?

Malgré un nombre croissant d’élus locaux, les ambitions du FN restent modestes pour le scrutin du 24 septembre.

Stéphane Ravier et David Rachline sont devenus les premiers sénateurs FN en 2014.
Stéphane Ravier et David Rachline sont devenus les premiers sénateurs FN en 2014. Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
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Geoffroy Lang

En pleine tourmente depuis le départ de Florian Philippot le 21 septembre, le Front national s’apprête pourtant à livrer sa dernière bataille électorale d’une tumultueuse année 2017 : les élections sénatoriales du 24 septembre 2017.

La formation politique fondée par Jean-Marie Le Pen n’a jamais connu de succès triomphant aux sénatoriales. Il a fallu attendre les élections de 2014 pour voir deux députés FN entrer au palais du Luxembourg : David Rachline et Stéphane Ravier.

Fort de ses succès électoraux successifs, le Front national n’a jamais abordé les élections de la chambre haute dans d’aussi bonnes dispositions. Le FN possède aujourd’hui près de "3.000 élus municipaux, 357 conseillers régionaux, plus de 60 conseillers départementaux, près de 35 parlementaires et 12 maires", claironne Jean-Lin Lacapelle auprès de Public Sénat. Au siège du Front national, on se garde de tout discours triomphaliste, et pour cause. Les ambitions frontistes restent modestes pour ce scrutin à part, où le FN n’espère remporter que deux ou trois sièges.

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Une carte électorale défavorable ?

171 sièges seront renouvelés lors des élections sénatoriales du dimanche 24 septembre. Les départements concernés sont ceux d'Île-de-France, ainsi que ceux allant, dans l'ordre minéralogique, de l'Indre-et-Loire (37) aux Pyrénées-Orientales (66). Les départements de la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon verront, eux aussi, leurs sénateurs renouvelés ainsi que les sièges des Français hors de France. Les candidats aux élections sénatoriales devront déposer leurs candidatures avant le 8 septembre.

Le quart sud-est de la France, où le FN a pris l’habitude de réaliser de très bons scores, n’est donc pas concerné par ce scrutin. En revanche, les départements du Nord et du Pas-de-Calais pourraient permettre au Front national de remporter des sièges. Cinq députés frontistes ont été élus dans ces deux départements aux législatives de juin dernier.

Cependant, le parti de Marine Le Pen ne dispose pas du maillage d’élus locaux dont bénéficie ses rivaux. "On verra si indépendamment de ce tissu d'élus locaux importants, des élus sans étiquette utiliseront le vote en faveur de la liste Front national pour exprimer leur désarroi", résume le politologue Pascal Perrineau auprès de France 3 Hauts-de-France.

Un climat politique propice

La colère de communautés territoriales face à la baisse de dotation accordées par l’État permet tout de même au Front national d’espérer remporter quelques sièges. "Nous espérons renforcer notre présence lors de cette élection. Ça dépend moins des dernières municipales, que du contexte et de la casse organisée des communes qu’entreprend le gouvernement.

Il y a beaucoup d’élus qui ne veulent pas de la disparition de la taxe d’habitation, de ces regroupements de communes et des transferts de compétences aux agglomérations", confirme David Rachline sur le site de Public Sénat. Le maire de Fréjus avait lui-même été élu au Sénat avec 350 voix alors qu’il ne comptait que 150 élus FN dans sa circonscription en 2014.

Les plus gros espoirs du Front national se concentrent toutefois dans le Pas-de-Calais, dont le FN a fait son laboratoire politique depuis l’élection de Steeve Briois à la mairie d’Hénin-Beaumont. La liste du FN est d’ailleurs menée par Christopher Szczurek, adjoint du maire d’Hénin-Beaumont. Ce dernier s’active depuis plusieurs semaines pour rallier les grands électeurs non-affidés de sa circonscription. "Moi je rencontre principalement les maires", explique l’adjoint de Steeve Briois, avant d’ajouter : "Après les grands électeurs sont aussi pour beaucoup des conseillers municipaux, il n'est pas aussi facile de les cibler."

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Malgré un nombre croissant d’élus locaux, les ambitions du FN restent modestes pour le scrutin du 24 septembre.
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