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Emmanuel Macron lors de son déplacement en Grèce, le 24 avril 2026
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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Une vieille tradition qui remonte au XVIIe siècle. En 1607, Henri IV est roi de France. Il décide de rattacher au domaine royal le Comté de Foix dans le Sud-Ouest et les titres qui vont avec, à commencer par celui de co-prince d’Andorre, ce petit territoire niché dans les Pyrénées.
Ce titre a traversé l’histoire et fait toujours partie des attributions des présidents de la République, au même titre que chanoine de la Basilique de Latran à Rome ou encore protecteur du Château de Chambord. C'est pourquoi Emmanuel Macron se rend dans la principauté ce lundi 27 avril, comme tous les présidents de la Ve République avant lui au moins une fois par mandat. Seul Georges Pompidou n'a pas effectué une telle visite.
Le chef de l’État français partage d'ailleurs ce titre de co-prince d’Andorre avec l’évêque de l’Urgell, situé en Catalogne espagnole.
Le titre de co-prince d’Andorre est avant tout symbolique, protocolaire. Le président n'a pas de couronne, pas de château mais possède une autorité reconnue officiellement par la Constitution andorrane. Il est d'ailleurs "garant" de cette dernière et dispose d’un certain nombre de pouvoirs, en particulier dans le domaine judiciaire, comme celui de la grâce.
La gestion quotidienne de la principauté est quant à elle à la charge du Conseil général, considéré comme l’un des plus vieux parlements d’Europe.
En Andorre, l’impôt sur le revenu est fixé à 10% maximum, celui sur la fortune n’existe pas. Cela explique notamment l’expatriation de nombreux sportifs ou d’influenceurs. On ne peut cependant plus employer le terme de "paradis fiscal" à proprement parler, puisque depuis 2009, après que Nicolas Sarkozy menaçait de rendre son titre de co-prince, Andorre a fini par accepter de devenir un pays coopérant en matière de lutte contre l’évasion fiscale.
Andorre n’en reste pas moins attractif grâce à ses taxes aussi extrêmement réduites. Les prix du tabac, de l'alcool, des parfums, des produits de luxe ou encore de l'essence y sont bien plus avantageux que chez ses voisins espagnols et français.
Lors de sa visite lundi, Emmanuel Macron viendra porter une autre demande : faire évoluer la loi sur l’avortement, qui est aujourd’hui toujours pénalisé dans la principauté.
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