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Grégory Doucet, le maire de Lyon, en juillet 2023.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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Le verdict est tombé à Lyon. Si Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas étaient au coude-à-coude à l'issue du premier tour avec seulement 1.200 voix d'écart dans la troisième ville la plus peuplée de France, le maire sortant a finalement été largement réélu au second tour des élections municipales 2026, dimanche 22 mars, avec 53,1% des suffrages, selon une estimation Ipsos BVA. L'ex-patron de l'OL n'obtient que 46,9%.
Lors de l'entre-deux-tours, l'écologiste Grégory Doucet - déjà à la tête d'une large coalition de gauche - a été rejoint par la liste de LFI, incarnée par Anaïs Belouassa-Cherifi. Durant la campagne, il n'avait pas exclu une fusion avec les Insoumis s'ils franchissaient le seuil de qualification, ce qui a été le cas avec 10,41%.
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Les négociations ont été difficiles entre les deux camps : si Anaïs Belousassa-Cherifi a agi en "responsabilité" pour éviter de voir la droite s'emparer de la ville, elle a réclamé à Grégory Doucet une place pour ses équipes à la hauteur de son résultat, pour "respecter la proportionnelle", selon ses termes à l'AFP.
De son côté, Jean-Michel Aulas, après avoir qualifié dès dimanche un accord entre le maire sortant et LFI d'"alliance de la honte", a brandi cet argument pour refuser de débattre avec son adversaire durant la semaine. Le chef d'entreprise de 76 ans, dont la fin de campagne avait connu un passage à vide après un débat télévisé peu convaincant, a reconnu après le premier tour être "déçu par rapport aux sondages" qui, pendant des mois, lui donnaient au moins dix points d'avance sur la concurrence.
En février dernier, le maire écologiste s'est, pour la première fois, dit prêt à une alliance au second tour avec LFI, "à certaines conditions", notamment l'absence de personnes impliquées dans des violences. Cette déclaration, prononcée durant un débat télévisé, est intervenue après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, le 12 février à Lyon et la mise en examen de suspects liés au député insoumis Raphaël Arnault.
Dans la foulée, Jean-Michel Aulas avait réclamé que l'on affiche le portrait du militant identitaire sur la façade de l'hôtel de ville, avant de regretter mercredi "une réaction immédiate". "Si on devait le faire aujourd’hui, on ne le ferait pas", a assuré Jean-Michel Aulas face à la presse.
Dans l'hypothèse d'un face-à-face entre les deux principaux candidats, Jean-Michel Aulas était crédité avant le premier tour de 51% des intentions de vote, contre 49% pour Grégory Doucet, selon un sondage Cluster 17 et Mag2Lyon, dans le cas où LFI apportait son soutien au maire sortant. Autrement dit, dans un mouchoir de poche.
Après près de vingt ans marqués par la figure de Gérard Collomb (maire de 2001 à 2017), Lyon était devenue en 2020 l'un des symboles de la vague écologiste. Dirigée par des majorités de droite et du centre ou socialistes modérées jusqu'ici, la ville d'environ 520.000 habitants a notamment été marquée par la longue influence de Michel Noir et de Raymond Barre dans les années 1990.
Après un passage éclair au gouvernement d'Emmanuel Macron, Gérard Collomb avait tenté de reprendre la mairie en 2020, avant d'être battu dans un contexte de forte poussée écologiste, y compris à la Métropole (1,4 millions d'habitants).
Pendant son mandat, Grégory Doucet a fait de la transformation écologique de la ville l'axe central de son action. La municipalité revendique notamment la piétonnisation de certaines rues, la végétalisation de l'espace public et le développement des mobilités douces.
Parmi les mesures les plus emblématiques figure la mise en place d'une zone à trafic limité dans la Presqu’île, qui doit réduire la circulation automobile dans le centre. Ces politiques sont cependant vivement critiquées par l'opposition, qui accuse la majorité écologiste de pénaliser les commerçants et de compliquer les déplacements en voiture.
Se présentant comme "candidat de la société civile", Jean-Michel Aulas a, de son côté, alterné les promesses sociales (gratuité de la cantine), sécuritaires (plus de vidéosurveillance, de policiers municipaux) et de grands travaux (mégatunnel sous la ville, nouveau métro).
En revanche "JMA" a donné peu de détails concrets, de plan de financements. Un "flou" épinglé par Grégory Doucet, 52 ans, qui croyait à "une remontada", face à un candidat portant selon lui "une vision héritée du siècle passé, où le béton a toute sa place".
Tous les résultats du second tour des élections municipales 2026 à retrouver en direct sur notre plateforme RTL / M6 info.
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