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Moins de 3.000 voix d'écart : à Lyon, Grégory Doucet l'emporte d'une courte tête face à Jean-Michel Aulas, selon les résultats définitifs

Dans la nuit de dimanche à lundi, les résultats officiels sont tombés à Lyon : le maire sortant Grégory Doucet a été réélu de peu face à Jean-Michel Aulas, qui avait d'ores et déjà annoncé déposer un recours.

Jean-Michel Aulas, candidat aux municipales à Lyon et Grégory Doucet, maire sortant écologiste de la ville

Crédit : AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Une victoire d'une courte tête. Tôt ce lundi 23 mars, vers 3h du matin, la confirmation de l'élection du maire sortant Grégory Doucet est tombée. L'édile a été réélu au second tour des municipales face à l'ex-patron de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui a dénoncé des "irrégularités" et entend déposer un recours.

En revanche, les écologistes perdent la Métropole de Lyon, véritable siège du pouvoir local, où les listes de Véronique Sarselli, candidate LR et alliée de Jean-Michel Aulas, ont obtenu une majorité absolue d'élus.

À Lyon, Grégory Doucet, à la tête d'une coalition de gauche ayant fait alliance avec LFI dans l'entre-deux-tours, l'emporte avec 50,67% contre 49,33% à Jean-Michel Aulas, adoubé par la droite et le centre, soit moins de 3.000 voix d'avance, selon les résultats définitifs (104 702 voix contre 101 940). 

"Joyeux anniversaire Jean-Michel !"

"Nous saurons être les défenseurs des politiques sociales et écologiques qui ont fait de ce territoire un territoire inspirant, prospère et solidaire", a déclaré Grégory Doucet, ancien humanitaire de 52 ans, à son QG dans la soirée, sous les acclamations de ses supporteurs. Au QG du maire sortant, sympathisants et militants avaient explosé de joie dès l'annonce des premiers estimations des sondages. Certains chantaient même "Joyeux anniversaire Jean-Michel !" 

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Car Jean-Michel Aulas a eu 77 ans ce dimanche. Évoquant des résultats très "serrés", et "un certain nombre d'irrégularités commises pendant le scrutin", sans autre précision, il a dit vouloir déposer un recours "dès que le dossier sera bien ficelé". 
                   
La députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi s'est montrée féroce à l'égard de l'ex-patron de l'OL. "Lorsqu'on perd, on admet sa défaite avec honneur et prestance. Ce qu'est en train de faire Jean-Michel Aulas, c'est tout le contraire", a-t-elle taclé. 

Une "fusion technique" avec LFI

Outre la mairie centrale, l'Union de la gauche et des écologistes a remporté les mairies de six des neuf arrondissements de Lyon, contre trois pour les alliés de Jean-Michel Aulas.

Revenu de très loin dans les sondages, il a su créer une dynamique en fin de campagne pour coiffer sur le fil au premier tour Jean-Michel Aulas (37,4% contre 36,8%). Le maire a ensuite scellé pour le second tour une "fusion technique" avec la liste LFI (10,41% au 1er tour). 

Jean-Michel Aulas avait dénoncé cette alliance comme un "accord de la honte", justifiant ainsi son refus de débattre avec son rival dans l'entre-deux-tours. 
Très connu mais novice en politique, peu préparé aux joutes électorales, Jean-Michel Aulas avait été mis en difficulté sur la forme et sur le fond lors du seul débat d'avant premier tour, une contre-performance qui avait terni sa fin de campagne. 

Grégory Doucet avait été élu en 2020 dans le sillage de la vague verte. Dès 2023, il avait annoncé qu'il voulait briguer un second mandat à la tête de la 3ᵉ ville de France, au demi-million d'habitants.

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