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Remaniement : Jacqueline Gourault, l'incontournable devenue indispensable

Jusqu'ici ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault a été nommée mardi 16 octobre ministre "de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités", en remplacement de Jacques Mézard.

Jacqueline Gourault est nommée à la tête d'un grand ministère des Territoires.
Jacqueline Gourault est nommée à la tête d'un grand ministère des Territoires. Crédit : JOEL SAGET / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Présentée comme "le couteau suisse du ministère de l'Intérieur", cette fidèle de François Bayrou s'est imposée depuis son entrée au gouvernement en juin 2017. Deux semaines après la démission de Gérard Collomb du ministère de l'Intérieur, elle obtient donc mardi, lors du remaniement, le ministère "de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités", occupé jusque-là par Jacques Mézard.

Jacqueline Gourault sera épaulée dans sa tâche par Sébastien Lecornu, auparavant secrétaire d'Etat à l'Environnement, et Julien Denormandie, qui était secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires.

La longue carrière politique de cette centriste est pourtant un éloge de la patience : conseillère municipale à partir de 1983 d'un gros bourg du Loir-et-Cher, La-Chaussée-Saint-Victor, elle en était devenue maire de 1989 à 2014. En 1993, elle avait accédé au devant la scène en affrontant le socialiste Jack Lang aux législatives de 1993 et 1997 - sans parvenir à l'emporter.

Spontanéité et franc-parler

À 67 ans, l'ancienne vice-présidente du Sénat, réputée pour son franc-parler, avait déjà renforcé son assise politique lorsque Matignon lui avait demandé de prendre en charge le dossier corse. En devenant l'interlocutrice privilégiée des turbulents présidents nationalistes, Jacqueline Gourault avait alors mené à bien le volet de la réforme de la Constitution qui institutionnalise une spécificité corse.

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Mais ce personnage spontané s'est aussi vu reprocher de mémorables bourdes comme en juillet dernier lorsqu'elle a évoqué des "prisonniers politiques" corses, avant de faire un spectaculaire rétropédalage. En avril, elle était sortie de ses gonds à l'Assemblée face à des députés LR, s'offusquant qu'ils veuillent "obliger un ministre à répondre".

Ces épisodes n'ont pas entamé pour autant sa réputation au sein du gouvernement, où elle s'est rendue indispensable. En septembre, le Premier ministre lui a confié la préparation d'une éventuelle fusion entre les deux départements alsaciens.

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