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Régionales en PACA : Muselier et Les Républicains ont 8 jours pour trouver une sortie de crise

ÉCLAIRAGE - Le délai limite pour déposer les listes pour les élections régionales est fixé au 17 mai. Soit encore huit jours durant lesquels Renaud Muselier va tenter d'apaiser les esprits après la tempête politique de la semaine dernière.

Renaud Muselier, le 6 mai 2021
Renaud Muselier, le 6 mai 2021
Crédit : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste

Il y a une semaine, une bombe à fragmentation a éclaté à droite : Jean Castex répondait favorablement à l'appel lancé par Renaud Muselier, le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, de s'allier pour les élections régionales. 

C'est ainsi que le premier ministre a annoncé le retrait de la liste LaREM pour le scrutin en PACA au profit de celle menée par le membre des Républicains. Une déclaration qui a aussitôt provoqué le retrait de l'investiture LR au président de la région. 

Mais cela a surtout marqué le début d'un imbroglio à droite, faisant resurgir le spectre des divisions au sein des Républicains. La République En Marche aussi se fracture autour de cette alliance. Tout cela face au Rassemblement national qui observe avec un certain recul le jeu politique prendre forme dans cette région. 

La situation reste très tendue du côté des Républicains, alors que se profile la date limite de dépôt des listes fixée au 17 mai.

Réunifier la droite en 8 jours

Huit jours où "tout est possible", si l'on en croit un responsable Les Républicains cité dans Le Journal du Dimanche. Selon Gabriel Attal, invité de France 3, le choix se résume de deux façons possibles pour Renaud Muselier : soit le candidat LR "est prêt, comme il l'avait proposé au départ, à accueillir des membres de la majorité présidentielle" ; soit cette dernière "présentera des listes autonomes dans cette région". Retour à la case départ.

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Même si le temps presse, Jean-Pierre Raffarin joue la carte de l'apaisement au sein de sa famille politique. Dans un entretien au Parisien, l'ancien premier ministre estime que "quand on a la chance d’avoir des personnalités comme Renaud Muselier, Hubert Falco ou Christian Estrosi, qui ont été ministres, on leur fait confiance". "Tous trois ont été des fidèles de Chirac et de Sarkozy, sur l’attitude vis-à-vis du FN on ne les a jamais vus flotter", a-t-il défendu.

Jean-Pierre Raffarin résume ainsi le dilemme chez Les Républicains qui risque de se profiler pour l'élection présidentielle de 2022. "Une partie de la droite est contre Macron, une autre partie est avec lui : la position du président sortant à l’automne sera déterminante. Pour que la droite puisse prétendre au second tour il faut qu’elle soit rassemblée. Cela signifierait que la droite entrepreneuriale, plutôt avec le Président aujourd’hui, déciderait de le quitter. Rien n’est joué", explique-t-il.

Un entre-deux bancal pour LaREM

Si cet accord pour les régionales en PACA a coûté à la droite sa paix, elle a aussi réveillé les contradictions de La République En Marche. "Une stratégie à deux balles, de la politique en éprouvette", s'énerve un député auprès de France info.

Et pour cause, Sophie Cluzel qui avait été priée par Jean Castex de retirer sa liste, la maintient finalement. "Je suis candidate et la majorité présidentielle sera représentée au premier tour", a déclaré la secrétaire d'État aux Personnes handicapées.

Renaud Muselier indiquait la semaine dernière qu'il pourrait accueillir Sophie Cluzel sur sa liste si elle démissionnait de son poste. De l'autre côté, la secrétaire d'État souligne que "la majorité présidentielle" compte des gens "de droite", "issus du centre droit, du centre gauche et de gauche". Elle ne cache d'ailleurs pas parler avec le maire de Nice Christian Estrosi et le maire de Toulon Hubert Falco, qui ont annoncé avec fracas leur départ des Républicains. Selon un dirigeant de LaREM cité par Le Journal du Dimanche, cela ne signifie pas que les ponts sont coupés avec Les Républicains. 

Après une semaine de psychodrame à droite et au sein de la majorité, les huit jours à venir s'annoncent décisifs mais tout aussi électriques. 

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