2 min de lecture Réforme des retraites

Réformes des retraites : Macron "n'est pas au bout de ses peines", dit Mazerolle

ÉDITO - Retour sur le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme des retraites : les manifestants ont-ils réussi leur pari ?

oeil monde - L'oeil de... Natacha Polony & Andréa Bescond & Philippe Caverivière & Olivier Mazerolle iTunes RSS
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Réformes des retraites : Emmanuel Macron "n'est pas au bout de ses peines" estime Mazerolle Crédit Image : Abdulmonam EASSA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle Journaliste RTL

Le plus frappant à l'issue de cette nouvelle journée de mobilisation, ce n'est pas le bilan pour les syndicats mais c'est surtout la diversité des professions qui ont défilé : il est très inhabituel de voir des cadres, des avocats et des professions libérales défiler en compagnie des fonctionnaires et du monde ouvrier.

Mais cela est surtout représentatif de la coalition qui s'est constituée contre la réforme et du mécontentement général à l'égard du pouvoir. Ainsi, après cette journée, le message adressé à Emmanuel Macron indique qu'il n'est pas au bout de ses peines. 

Le Président va devoir maintenant choisir : soit il passe en force sans l'appui d'un seul syndicat, soit il estime, compte tenu du bilan de la journée, qu'il doit absolument trouver des alliés chez les réformistes. 

Le Premier ministre et le président de la République sont désormais devant un choix stratégique : si l'âge pivot est maintenu dans le projet de loi, cela voudra dire qu'Emmanuel Macron a choisi d'agir dans le domaine social comme il le fait dans le domaine politique.

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En politique, il a désigné Marine Le Pen comme son adversaire. Il en assure la promotion en la désignant à tout bout de champ, convaincus que les Français ne choisiront jamais la championne de la radicalité.

Intérêt général contre intérêt national

Mais s'il maintient l'âge pivot dans le projet de loi, cela signifie qu'il élimine délibérément les syndicats réformistes de son paysage pour se choisir comme adversaire la CGT, Sud et FO, persuadé qu'une majorité de Français finiront par les lâcher.

En annonçant mardi 7 janvier qu'il incluait l'âge pivot dans son texte de projet de loi sur les retraites, Edouard Philippe a annulé la main tendue le matin-même sur RTL à Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT a toujours dit qu'il refusait cette mesure dans la loi, voulant que l'équilibre financier des retraites soit assuré en cas de besoin par des mesures prises en fonction des circonstances et non pas par des mesures irrévocables et inscrites dans la loi.  

Si Emmanuel Macron et Edouard Philippe veulent des interlocuteurs avec qui discuter, c'est à eux de faire le geste. Sinon ce sera la confirmation que, comme l'avait dit le candidat Macron, le président Macron considère que le syndicats ne représentent pas l'intérêt général et qu'il n'a pas à s'embarrasser de leur avis pour des réformes qu'il considère comme étant d'intérêt national.

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