2 min de lecture Économie

Réforme des retraites : "Une question de choix social", estime Jean Tirole sur RTL

INVITÉ RTL - Selon Jean Tirole, le prix Nobel d'économie de 2014, les réformes de l'assurance chômage, avec le mise en place d'un bonus-malus sur les contrats courts et des retraites sont nécessaires.

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Réforme des retraites : "Une question de choix social", estime Jean Tirole sur RTL Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Elizabeth Martichoux et Marie-Pierre Haddad

Le projet de loi sur la réforme des retraites, un temps annoncé pour la fin de l'été, peut attendre "un ou deux mois de plus, ce n'est pas un souci", a déclaré le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye. "Tout ce qui nourrit le projet, un ou deux mois de plus, ce n'est pas un souci", a déclaré le haut-commissaire à la réforme des retraites à l'occasion d'un colloque organisé par l'Institut des politiques publiques. 

Selon Jean Tirole, prix Nobel d'économie en 2014, "il y a une équation qui est très simple : les gens arrivent dans le monde du travail plus âgé, à cause des études, ce qui est une très bonne chose et ils vivent de plus en plus vieux. Donc à un moment ou un autre, les cotisations vont baisser, si on augmente pas la durée du travail. Il y a une question de choix social".  

Que valent les réformes économiques d'Emmanuel Macron ? Pour Jean Tirole, une "réforme n'a jamais un effet immédiat". "Je me suis exprimé depuis longtemps en faveur d'un bonus-malus pour taxer les contrats courts, mais aussi les ruptures conventionnelles... Tout ce qui coûte à l'assurance chômage. Il faut responsabiliser les acteurs économiques du coût qu'ils imposent à la société", explique-t-il. Invité à l'antenne de RTL ce mardi 2 juillet, le bonus-malus sur les contrats courts a un "effet incitatif" qui vise "à faire en sorte que les entreprises fassent plus attention quand elles licencient un salarié".

Le chômage va-t-il baisser d'ici 2022 ?

Emmanuel Macron peut-il atteindre son objectif de 7% de chômage en 2022, à la fin de son quinquennat ? "Il y a aucune raison que le chômage soit à 10%. On voit dans toute l'Europe du nord que le chômage est à 4-5%, des formations continues qui sont solides. Ces pays réussissent beaucoup mieux que nous. Il n'y a aucune raison que l'on n'arrive pas à 7% de chômage, mais il faut faire les réformes qui s'imposent", explique le prix Nobel d'économie de 2014.

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Il estime "important" dans un contexte où "les populistes se développent un peu partout dans le monde" que "les jeunes s'emparent de la démocratie et fassent pression sur les hommes politiques pour des politiques qui soient meilleures". 

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