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Réforme des institutions : un projet "populaire" et "plutôt de gauche", selon Alain Duhamel

L'éditorialiste commente la réforme des institutions de la Ve République, annoncée par le Premier ministre ce mercredi 4 avril en Conseil des ministres.

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Réforme des institutions : un projet "populaire" et "plutôt de gauche", selon Alain Duhamel Crédit Image : NICOLAS MESSYASZ/SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Alain Duhamel
Alain Duhamel Journaliste RTL

Le Premier ministre vient de présenter les choix du gouvernement en ce qui concerne la réforme des institutions de la Ve République. On peut dire qu'il a atteint globalement ses objectifs. Globalement, ne veut pas dire intégralement, ça veut dire pour l'essentiel. Ce qui me frappe avec cette réforme des institutions, c'est plutôt son originalité. Parce que ce n'est pas une réforme primordiale, pas une réforme fondamentale, mais c'est une réforme originale.

Elle est originale, d'abord parce qu'elle est populaire. Le fait d'introduire une dose de proportionnelle, les Français aiment bien ça. L'idée de limiter le nombre de mandats, aussi. Celle de diminuer le nombre de parlementaires également. Donc, c'est populaire, et même - ce qui est rare pendant ce mandat - plutôt de gauche. 

Bien sûr, c'est aussi un compromis. Il a fallu négocier avec Gérard Larcher, président du Sénat, dont on a besoin pour cette réforme des institutions. Il a donc fallu accepter qu'il y ait au moins un sénateur et un député par département, qu'il n'y ait pas plus de 15% en ce qui concerne la proportionnelle, qu'il y ait des assouplissements en ce qui concerne les trois mandats pour les maires des petites villes...

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Quelles conséquences à la réforme ?

Mais, dans l'ensemble, on peut dire que oui, c'est une réforme qui correspond à ce qui devait être fait. Alors quelles conséquences concrètes à cette réforme ? Un petit peu plus de démocratie, de contrôle des pouvoirs, de renouvellement, de contrôle démocratique, un renforcement des pouvoirs du Conseil supérieur de la magistrature, une démocratisation de la composition du Conseil constitutionnel... Des petits pas vers plus d'équilibre des pouvoirs.

Les heureux de cette réforme seront La République En Marche, les frustrés en gros, ce sera le MoDem, les bénéficiaires en réalité, ce seront le Front national et les Insoumis, mais qui seront ingrats. Le FN parce qu'il refuse de dire que quoi que ce soit est bien, et les Insoumis parce qu'ils rêvent d'une VIe République.

En fait, ce qui est intéressant, c'est les Républicains, si la réforme se fait dans les termes avec les équilibres actuels, ça veut dire que Gérard Larcher l'aura emporté sur Laurent Wauquiez et que ça sera donc une forme d'opposition pragmatique qui l'emportera sur une opposition dogmatique.

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2018-04-04 19:53:24
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