- 02m40s
3 min de lecture
François Hollande, le 8 mars 2026 sur RTL
Crédit : Nicolas Kovarik/RTL
Je m'abonne à la newsletter « Politique »
Pour François Hollande, Jean-Luc Mélenchon n'est pas l'homme de la situation. Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 ce dimanche 8 mars, l'ancien chef de l'État n'a pas été tendre envers le leader de La France insoumise et ses chances potentielles lors de la présidentielle 2027.
"Qui peut croire que face au Rassemblement national, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon peut gagner ? Qui peut le croire ?", a martelé l'ancien président de la République dénonçant la manière de s'exprimer, "toujours de l'ordre de l'insulte ou du mépris", de l'Insoumis.
"Au nom de l'antifascisme, il faudrait placer un candidat dont on est sûr qu'il sera, non pas battu, mais écrasé par la menace dont il vient d'exprimer l'intensité. Donc la meilleure des façons de lutter contre l'extrême droite, c'est d'abord de défendre des valeurs et des principes, c'est de montrer qu'on est capable de résoudre les problèmes du quotidien, y compris sur la sécurité et la question migratoire, et aussi de donner une perspective de fierté au pays. Et enfin de placer au second tour un candidat de la gauche réformiste qui soit, lui, capable de battre l'extrême droite", a assuré François Hollande.
Le socialiste compte, une fois les élections municipales passées, plaider pour "qu'il y ait une fédération de tous ceux qui veulent participer ensemble au choix d'un candidat pour la gauche réformiste". François Hollande écarte l'idée d'une primaire, qu'il considère comme "un vote avec des candidats qui ne sont pas forcément sur la même ligne politique".
L'ex-président de la République fait ici référence à ce qu'il qualifie de "primaire de la petite gauche", "celle qui, aujourd'hui, avec les écologistes et personnalités et éventuellement le Parti socialiste, (mais je pense que le Parti socialiste ne s'y associera pas), veut désigner une candidature, alors même qu'il n'y a pas de plateforme commune, qu'il n'y a pas d'engagement commun et qu'il n'y a pas de ligne directrice".
"Une fédération, c'est sur une base. Il y a une plateforme et il y a un travail qui fait que plusieurs candidats peuvent éventuellement se présenter. Et ensuite, il y en a un qu'on choisit", ajoute François Hollande, mentionnant que cela peut aller d'Olivier Faure à Raphaël Glucksmann. Aussi, "peut-être des écologistes qui y viendront, certains, peut-être pas tous, peut-être aussi des personnalités de la société civile, parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui ont envie d'éviter quand même le pire".
Interrogé sur une candidature potentielle, le socialiste - donné à 8% d'intentions de vote dans le dernier sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro fin février - assure ne pas vouloir "essayer de jouer une tactique personnelle". Le 23 février dernier sur RTL, il assurait déjà ne pas avoir une quelconque "obsession".
"C'est trop grave, ce qui se passe dans le monde et ici en France, pour que je sois dans cette obsession. Ce que je veux, c'est faire que mon pays dans un an puisse prendre la bonne direction", expliquait-il. Ajoutant que la gauche devra désigner son candidat pour la présidentielle de l'an prochain "le plus tard possible", "à la fin de l'année 2026, début 2027".
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte