2 min de lecture

"Une faute qu'il paiera" : sur RTL, François Hollande affirme que "Mélenchon a une responsabilité morale" pour son soutien à la Jeune Garde

L'ancien président de la République et député socialiste de Corrèze a fustigé la position de Jean-Luc Mélenchon après la mort de Quentin Deranque, lundi 23 février.

François Hollande sur RTL, le 23 février 2026.

Crédit : RTL

Thomas Sotto & Gabriel Joly

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

"Une double faute". Invité sur RTL, François Hollande estime lundi 23 février que Jean-Luc Mélenchon a "une responsabilité morale et politique" après avoir affiché et maintenu son soutien à la Jeune Garde, malgré la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. Il évoque une "faute qu'il paiera" à la présidentielle de 2027.

"Plutôt que de convenir qu'il a manqué de clairvoyance en soutenant la Jeune Garde, plutôt que de dire qu'il n'est pas acceptable qu'un député de son groupe ait des collaborateurs puissent se retrouver dans une rixe qui aboutit à la mort d'un jeune, plutôt que de faire amende honorable pour essayer de retrouver une forme de responsabilité politique qui lui permette de solliciter le suffrage universel avec des chances, il se met dans une position de tortue. On se carapace pour tenir", estime le député socialiste de Corrèze.

"Il le paiera forcément puisqu'il ne peut plus représenter pour la gauche quelques candidats qui puissent arriver au second tour", a déclaré l'ancien président de la République. Le dirigeant insoumis est, selon lui, "dans une forme de marginalité politique : il y est, il restera".

"Il ne peut plus essayer d'être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au second tour. Cela ne peut plus être lui, c'est terminé", a-t-il ajouté, en référence aux deux élections présidentielles passées.

La manifestation en hommage à Quentin Deranque "a pu se tenir et c'est ce qu'il fallait"

"Pour les municipales, je ne vois pas de situation où la menace de l'extrême droite justifierait de faire une alliance avec LFI", déclare François Hollande. Sur le cas concret de l'élection à Marseille, il ne souhaite par exemple "pas de fusion" au second tour de Benoît Payan avec l'insoumis Sébastien Delogu, lequel devrait simplement "se retirer" d'après lui.

À lire aussi

Questionné à propos de la marche en hommage à Quentin Deranque, qui a rassemblée plus de 3.000 personnes à Lyon samedi, il juge que "l'essentiel" était qu'il n'ait "pas eu d'incident". "Chacun a compris qu'il fallait apaiser après la tragédie", dit-il.

"Il y a eu des signes, des mots dans le cortège, qui laissent penser que ceux qui ont défilé étaient pour beaucoup des femmes et des hommes de l'ultradroite", note l'ancien locataire de l'Élysée. Pour autant, il considère qu'il ne fallait pas interdire ce rassemblement : "Non, en démocratie, je pense qu'il est normal qu'il y ait une liberté de manifester. Cette manifestation d'extrême droite, avec des mots d'ordre qui n'étaient pas du tout ceux de la démocratie, a pu se tenir et c'est ce qu'il fallait", conclut-il.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info