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François Hollande, le 8 mars 2026 sur RTL
Crédit : Nicolas Kovarik/RTL
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La rupture avec LFI est actée pour François Hollande. L'ancien président de la République est l'invité du Grand Jury RTL – Public Sénat – Le Figaro – M6 ce dimanche 8 mars. À une semaine du premier tour des municipales, le député socialiste de Corrèze élu sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024, exclut toute alliance entre les candidats socialistes et La France insoumise.
"Les propos et les actes aussi de Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines ont posé de façon encore plus insistante la question du rapport entre les socialistes et LFI. Dans la plupart des villes, il y a des listes LFI qui viennent contester les positions de la gauche, quelquefois avec l'intention clairement avouée de les faire perdre. Moi, ma position, c'est qu'au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes et LFI", déclare François Hollande.
En refusant l'alliance au deuxième tour, le député accepte de prendre le risque de perdre dans certaines villes, comme Limoges ou Toulouse. "Il faut accepter un certain nombre de risques", reconnait-il.
Le Parti socialiste a exclu un accord national avec LFI, mais n'a pas fermé la porte à des accords locaux sous conditions entre les deux tours des municipales. Pour François Hollande, "si la condition, c'est que les candidats de La France insoumise dénoncent les propos de Jean-Luc Mélenchon et se mettent quasiment en retrait de LFI, oui, c'est une condition tout à fait acceptable", prévient-il.
"Qu'est-ce qui est le plus important ? C'est la clarté. Qu'est-ce qui est le plus important ? C'est la préparation de l'élection présidentielle, ajoute celui qui pourrait bien avoir de nouvelles ambitions présidentielles. Il estime également qu'une alliance avec LFI, qu'il qualifie de "compromission", pourrait ne pas être suivie par les électeurs de gauche : "Ce qu'on gagnerait d'un côté, on le perdrait de l'autre et on le perdrait durablement."
"Ce serait une compromission, puisque ce serait de faire un accord avec Jean-Luc Mélenchon (...) qui a pu avoir des propos qui ont une connotation antisémite", déclare celui qui réfute la comparaison faite par Raphaël Glucksmann entre Jean-Marie Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. "Jean-Luc Mélenchon se suffit à lui-même. Ses propos sont suffisamment graves pour être dénoncés en tant que tels, sans qu'il soit besoin de le comparer à telle ou telle personne", indique-t-i en référence à la polémique sur la prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a qualifié, les socialistes de "gros combinards" qui ne serait pas difficile à convaincre, lors d'un meeting qui s'est tenu mercredi 4 mars.
Selon François Hollande, La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon n'auraient aucune chance de remporter l'élection présidentielle de 2027 : "Donc au nom de l'antifascisme, il faudrait placer un candidat dont on est sûr qu'il ne sera non pas battu, mais écrasé par la menace (le Rassemblement national, ndlr) dont il vient d'exprimer l'intensité."
Il appelle également "tous les petits bourgeois" à ne pas permettre que Jean-Luc Mélenchon soit au second tour. Cette expression est une référence aux propos tenus par le patron des Insoumis, qui avait assuré que des "petits bourgeois" pourraient bien voter pour lui.
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