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"Il faut qu'Israël arrête son opération" au Liban : François Hollande pointe sur RTL un "risque humanitaire majeur" et appelle la France à soutenir "un pays ami"

Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 dimanche 8 mars, François Hollande a évoqué la situation au Liban, touché par des frappes israéliennes qui cherchent à neutraliser le Hezbollah. L'ancien président de la République appelle la France à soutenir le Liban, qui est un "pays ami".

François Hollande, le 8 mars 2026 sur RTL

Crédit : Nicolas Kovarik/RTL

Le Grand Jury de François Hollande

00:50:56

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Laurène Rocheteau & Olivier Bost

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"Nous devons soutenir le Liban." Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 ce dimanche 8 mars, François Hollande s'est montré catégorique : la France doit apporter son soutien au Liban, un "pays ami" actuellement visé par les frappes d'Israël, qui cherche à éradiquer l'organisation armée du Hezbollah. 

Le président du Liban avait lui-même appelé Emmanuel Macron en fin de semaine, afin de lui demander d'apporter son aide pour parvenir à un cessez-le-feu, tandis que les frappes continuent de pleuvoir sur le Liban, en particulier sur le sud du pays. 

Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien envers le Liban et a notamment annoncé l'envoi de véhicules blindés sur place, et des renforts pour l'armée libanaise qui arrivent trop tard, selon François Hollande. "Ça fait longtemps qu'on devait fournir ces armes", déclare l'ancien président au Grand Jury. Il estime que "tout le monde a trop tardé" alors même que "l'armée libanaise demande depuis des mois le renforcement de son stock d'armement."

Une opération terrestre au Liban

En pleine guerre au Moyen-Orient, Israël concentre une partie de ses efforts avec des frappes sur le sud Liban, où il dit vouloir éliminer les chefs du Hezbollah. 

Vendredi, des bombardements aériens se sont accompagnés d'une opération terrestre israélienne à Nabi Chit, dans l'est du Liban, sous prétexte de vouloir y récupérer le corps d'un pilote israélien disparu dans le secteur en 1986. Une opération qui a causé 41 morts au Liban. Dimanche matin, une nouvelle frappe a touché un hôtel d'un quartier touriste de Beyrouth, faisant quatre morts. Israël a affirmé avoir ciblé des responsables du Hezbollah qui s'y trouvaient. 

Alors qu'un cessez-le-feu avait été mis en place il y a moins d'un an entre les deux pays, dans l'espoir d'y "créer une zone de confiance par le désarmement du Hezbollah et par la reconnaissance qu'Israël n'avait plus à intervenir au sud Liban", François Hollande rappelle que cet accord a été "violenté plusieurs fois". 

Israël doit "arrêter son opération" au Liban

Si le Hezbollah porte selon lui "la responsabilité principale" des frappes israéliennes au Liban, l'ancien président estime qu'il "faut qu'Israël arrête son opération tout en exigeant qu'il y ait une véritable opération de désarmement du Hezbollah". Un désarmement que le Liban est, selon lui, capable de réaliser par lui-même, avec le soutien approprié. "On ne va pas faire la guerre entre le Liban et Israël. Il faut qu'Israël comprenne que les forces armées libanaises peuvent éradiquer le Hezbollah et l'obliger à déposer les armes."

Interrogé sur la possibilité de voir le Liban subir le même sort que Gaza, François Hollande rappelle que le sud du pays a déjà été occupé par Israël entre 1982 et 2000. Il voit un "risque" que le sud Liban devienne un nouveau Gaza en termes de "destructions", rappelant au passage que "Gaza, ce n'est toujours pas réglé." Il souligne par ailleurs le "risque humanitaire majeur" auquel fait aujourd'hui face le Liban, où "la population est directement frappée, des centaines de milliers de personnes sont obligées de fuir". 

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