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3 min de lecture
Une insigne de CRS (Illustration).
Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
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Deux CRS nés en 1998 et 1999, sans antécédents judiciaires, soupçonnés de violences et de vol sur un homme dont l'agression, à Nice, a été filmée, seront jugés le 1ᵉʳ juin devant le tribunal correctionnel, a indiqué le parquet vendredi à l'issue de leur garde à vue.
Le juge des libertés et de la détention est également saisi d'une demande de placement sous contrôle judiciaire des deux mis en cause jusqu'à l'audience avec l'interdiction de détenir ou porter une arme et l'interdiction de paraître à Nice, a précisé le parquet de Nice dans un communiqué.
"Le 18 avril 2026, un individu né en 2003 à Nice, inconnu des services de police, déposait plainte pour des faits de vol et de violences intervenus le jour même vers 5 heures alors qu’il se trouvait près de son domicile situé boulevard de l’Ariane à Nice, rappelle le parquet dans ce même communiqué. Il déclarait qu’une dispute avait éclaté avec deux individus alcoolisés qui pensaient avoir été insultés par lui alors qu’il téléphonait dans sa voiture. Il recevait alors plusieurs coups au visage et était amené au sol. Il parvenait à se relever et à s’éloigner en traitant de lâches les deux mis en cause. Il était alors de nouveau frappé et amené au sol où il recevait des coups par les deux mêmes individus."
"Alors qu’il demandait à un voisin présent d’appeler la police les mis en cause indiquaient que c’était eux la police. Tandis qu’il était au sol, un des mis en cause lui dérobait différents objets tombés, dont une somme de 100 euros et son permis de
conduire. Le 21 avril, le père de la victime remettait au service de police saisi une vidéo amateur de la scène de violences sur laquelle un des mis en cause était entendu dire que c’était la police. Sur cette vidéo, le plaignant était vu recevoir de nombreux coups, notamment à la tête, alors qu’il était au sol. Il était également traîné par terre par les cheveux. Blessé et choqué, il était examiné par un médecin légiste qui fixait une incapacité totale de travail de 4 jours", précise le procureur de la République Damien Martinelli.
"Au-delà de la vidéo amateur initiale, l’analyse des images de vidéoprotection de la ville de Nice tendait à conforter les déclarations de la victime qui se trouvait dans son véhicule lorsqu’un des deux mis en cause venait à son contact, précise le parquet. Après un court échange, le même individu sortait la victime du fourgon en l’attrapant par le cou et la poussait. La victime s’éloignait pour s’extraire de ces premiers échanges et était rattrapée ensuite avant de recevoir des coups et d’être mise au sol où elle était de nouveau frappée, à titre principal par le même mis en cause. Le second individu était vu au contact de la victime au sol et en train de récupérer différents éléments présents sur le trottoir."
Les images permettaient également d’envisager au travers de leurs attitudes et déplacements que les deux mis en cause étaient en état d’ébriété avancé. Dans le cadre de leur garde à vue, les mis en cause indiquaient avoir été menacés et insultés à raison de leur qualité affirmant avoir été reconnus par la victime comme CRS. Le principal auteur des violences, après avoir nié la consommation d’alcool au cours de la soirée, reconnaissait la consommation de deux bières sans ivresse, tandis que le second déclarait qu’ils avaient fait plusieurs établissements au cours de la soirée et avaient consommé plusieurs verres notamment de rhum et de vodka. Ils considéraient pour chacun d’entre eux être restés maîtres d’eux-mêmes. L’un d’entre eux précisait que son collègue s’était fait expulser d’un établissement par un videur sans en connaître le motif. Quant aux faits de vol, il reconnaissait avoir récupéré des éléments au sol dont des billets pensant qu’ils appartenaient à son collègue. Les deux mis en cause exprimaient des regrets quant à leur comportement."
Réentendue la victime, qui indiquait également avoir consommé de l’alcool au cours de la soirée, continuait de contester toute menace ou provocation et niait avoir su qu’il s’agissait de policiers.
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