2 min de lecture Emmanuel Macron

Qui est Pépé le Putois, à qui Emmanuel Macron est comparé par la presse australienne ?

Le "Daily Telegraph" a remplacé la photo du président de la République par le personnage des Looney Tunes, en Une de son édition du 3 mai.

La couverture du "Daily Telegraph", le 3 mai 2018
La couverture du "Daily Telegraph", le 3 mai 2018 Crédit : SAEED KHAN / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

La comparaison a semble-t-il beaucoup amusé Emmanuel Macron. Sur un cliché publié sur le compte Instagram de sa photographe officielle Soazig de la Moissonnière, on voit le chef de l'État rire aux éclats en découvrant la Une du Daily Telegraph australien daté du 3 mai. 

En photo avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull, son visage a été remplacé par celui de Pépé le Putois (Pepé Le Pew en version originale). "Cela m'a beaucoup fait rire", a confié Emmanuel Macron à la presse avant de quitter le pays, "d’autant plus que, dans le dessin animé, ce personnage a un accent français".

Pourtant, la comparaison avec ce personnage des Looney Tunes n'est pas très flatteuse. Celui-ci, qui est en fait une mouffette rayée et non pas un putois comme son nom l'indique, fait partie de l'univers imaginé par Warner Bros, à l'instar de Bugs Bunny ou encore Titi et Grosminet. 

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Un séducteur maladroit et odorant

Sa particularité : dans la version originale du dessin animé, il est doublé avec un accent mi-français mi-italien, pour renforcer son côté séducteur. Car Pépé le Putois n'a qu'un seul but : conquérir le coeur d'une chatte noire affublée d'un trait blanc, qu'il confond avec une moufette. Problème, celle-ci reste insensible à son charme, notamment à cause de la forte odeur se dégageant de son prétendant. 

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Pepe Le Pew

Alors pourquoi le Daily Telegraph a assimilé ce personnage dénué de toute élégance au chef d'État français ? Le journal le définit dans ses colonnes comme un homme qui "murmurait aux oreilles des premières dames du monde entier", "flirte avec Gladys Berejiklian" (une femme politique australienne, ndlr) et "éblouit de son sourire quiconque croise son chemin". 

Mais ce n'est pas tout. L'auteur de l'article évoque aussi une scène qui a amusé le monde entier. Alors qu'Emmanuel Macron prononçait un discours en compagnie du Premier ministre australien, le chef de l'État a commis une erreur de traduction. "Je voulais vous remercier pour votre accueil, vous et votre délicieuse femme pour votre accueil", a-t-il lancé. Problème, le Président français a employé le mot "delicious" et non pas "delightful".

En anglais, le qualificatif "delicious" est uniquement utilisé pour parler de nourriture ou alors lors d'allusions à caractère sexuel. "Avec ses mots, l'offensive de charme du président Emmanuel Macron a fait un fiasco en Australie, où la description par le jeune et charmant président de la femme de Malcolm Turnbull tenait plus de Pépé le Putois que des déclarations enjôleuses d'un chef d'état", a conclu le quotidien. 

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