2 min de lecture Présidentielle 2017

Primaire de la gauche : "Vivement qu'ils ne soient plus que deux", lâche Alba Ventura

ÉDITO - En regardant le troisième débat de la primaire de la Belle Alliance populaire, la journaliste a eu "l'impression d'assister à une bataille de slogans".

L'Edito Politique - Olivier Bost L'Edito politique Olivier Bost iTunes RSS
>
Alba Ventura : "Vivement qu'ils ne soient plus que deux" à la primaire de la gauche Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

C'est le dimanche 22 janvier que les électeurs de gauche seront appelés aux urnes pour le premier tour de la primaire qui doit désigner leur champion. Les candidats se sont affrontés jeudi 19 janvier lors de leur dernier débat télévisé. Une chose est sûre : vivement qu'ils ne soient plus que deux, parce qu'à sept c'était le concours de platitudes. Il y a des moments, on n'était même pas au congrès du Parti socialiste, on était au Bureau national du PS.
On a vu un Manuel Valls qui n'a pas su saisir l'occasion de se démarquer sur le thème de la sécurité. On a vu un Benoît Hamon dont le revenu universel a volé en éclats. On a vu un Vincent Peillon toujours trop professoral. On a vu un Arnaud Montebourg trop lyrique qui conclut par cette phrase : "Je n'appartiens pas à cette gauche qui a renoncé comme les oiseaux se cacheraient pour mourir".

Macron d'invite dans le débat

Et que dire de cette séquence "carte blanche", qui devait permettre à chacun des candidats de mettre l'accent sur une proposition : le droit à mourir dans la dignité, le handicap, le service civique obligatoire, 50.000 places en maison de retraites, le CV anonyme. Une séquence dégoulinant de bonnes intentions.

On a eu le sentiment d'assister à une bataille de slogans. Le candidat de l'Europe pour Peillon, le candidat du sérieux pour Valls, le candidat de la société du travail pour Montebourg, le candidat de la gauche du PS pour Hamon. Franchement l'écologiste François de Rugy a parfois mieux réussi à tirer son épingle du jeu que les cadors de cette primaire.

On se dit que peut-être, en prenant un petit bout de chacun, on arriverait à en faire un candidat

Alba Ventura
Partager la citation

Ce troisième débat était censé mettre en lumière celui ou celle qui serait en mesure d'endosser les habits présidentiels. Au final on se dit que peut-être, éventuellement, en prenant un petit bout de chacun on arriverait à en faire un candidat. Peut-être.

Et pour ne rien arranger, Emmanuel Macron s'est invité dans le débat. Le leader de"En marche !", qui n'a toujours pas présenté de programme, a fait le bonheur des candidats. Avec un Arnaud Montebourg particulièrement en forme, qui n'a pas manqué de le tacler et d'emprunter cette phrase célèbre de Martine Aubry : avec Macron, "quand c'est flou c'est qu'il y a un loup". Il faut dire qu'Emmanuel Macron avait opportunément convoqué une conférence de presse sur les législatives. À quelques heures de ce dernier débat, histoire de mettre un peu la pression sur cette primaire.

Un candidat socialiste de faible intensité

À lire aussi
Emmanuel Macron à Rodez présidentielle 2017
Immigration : en 2017, le candidat Macron était contre une politique de quotas

Emmanuel Macron, tout en liberté, fait tout pour narguer les candidats. Il a fait savoir qu'il ne voulait aucun accord avec le PS, et aucun soutien de la part de François Hollande. À à ceux qui auraient l'intention de le rejoindre, qu'ils n'attendent pas l'après-primaire. Non, Emmanuel Macron ne veut rien qui pourrait le présenter comme un héritier, comme le faux nez de François Hollande.

Il ne veut rien qui pourrait venir entamer les 20% sur lesquels il surfe en ce moment, derrière Marine le Pen et François Fillon selon l'enquête du Cevipof. Une enquête terrible sur laquelle on peut distinguer des tendances, et notamment celle de l'effondrement du candidat PS qui est à 10%. Autant dire un candidat de faible intensité.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Primaire PS Polémique
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants