1 min de lecture Primaire PS

Primaire de la gauche : pourquoi Valls attaque Hamon sur l'islamisme et l'insécurité

FACT-CHECKING - L'ancien premier ministre accuse son adversaire d'être trop laxiste avec l'islamisme radical.

Calvi-245x300 RTL Matin Yves Calvi iTunes RSS
>
Primaire de la gauche : quand Valls qualifie Hamon de "candidat de l'insécurité" Crédit Image : AFP / archives, Guillaume Souvant | Crédit Média : Vincent Derosier | Durée : | Date : La page de l'émission
Générique 1
Vincent Derosier et La rédaction numérique de RTL

Les échanges du débat de l'entre-deux tours prévu ce mercredi 25 janvier promettent d'être houleux. Depuis l'annonce des résultats dimanche 22 janvier, Manuel Valls multiplie les attaques envers son adversaire de la primaire de la gauche, Benoît Hamon, arrivé en tête de ce premier tour avec un peu moins de 36% des voix. Dernière en date, l'ancien Premier ministre accuse l'élu des Yvelines d'être trop laxiste avec l'islamisme radical. "Il ne peut pas y avoir le moindre compromis avec le communautarisme", insiste Manuel Valls. Mais cette accusation est-elle fondée ? 

Pour tenir de tels propos, Manuel Valls s'appuie sur une déclaration faite par Benoît Hamon en décembre dernier sur le plateau de France 3. Il réagissait à la diffusion d'un reportage tourné à Sevran en Seine-Saint-Denis, où deux femmes avaient été rejetées d'un café par des hommes. "Dans les cafés ouvriers, historiquement, il n'y avait pas de femmes. Mais remettons des questions sociales avant de mettre des questions religieuses", avait dit Benoît Hamon. 

Ses propos créent rapidement la polémique, à tel point qu'il déclare le lendemain qu'il aurait du condamner avant de chercher à expliquer. Il réaffirme alors sa volonté de "combattre le fondamentalisme religieux" et assure qu'il est intransigeant avec la laïcité

Mais Manuel Valls ne s'arrête pas là, il parle de Benoît Hamon comme d'un candidat "de l'insécurité". Sur quoi se base-t-il ? Sur le fait que Benoît Hamon n'ait pas voté le projet de loi de réforme constitutionnelle, mais pour une raison bien précise : l'ancien ministre de l'Éducation était contre la déchéance de nationalité. Il s'était également abstenu sur l'ensemble du projet de loi de lutte contre le terrorisme, tout comme lors des dernières prolongations de l'état d'urgence en juillet et février dernier. 

À lire aussi
L'ancien Premier ministre, Manuel Valls élections
Manuel Valls : "Parfois, il m'est arrivé de confondre autorité et autoritarisme"

En revanche, là où Benoît Hamon ne peut pas faire objet de laxisme, c'est lorsque l'on s'aperçoit qu'il a voté la loi sur le renseignement, mais aussi la première prolongation de l'État d'urgence. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Primaire PS Manuel Valls Benoît Hamon
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants