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Primaire de la gauche : les propositions des candidats pour lutter contre le terrorisme

ÉCLAIRAGE - La lutte contre le terrorisme sera l'un des trois thèmes au programme du débat de ce jeudi 12 janvier.

Les sept candidats de la primaire de la gauche
Les sept candidats de la primaire de la gauche Crédit : AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Ce sera l'un des thèmes majeurs de cette campagne, même à gauche. La sécurité et la lutte contre le terrorisme représentent l'une des préoccupations majeures des français. Le thème a également été choisi pour le premier débat entre les sept candidats de la primaire de la gauche, diffusé en direct sur RTL et TF1 ce jeudi 12 janvier à 21 heures. L'occasion de revenir sur les propositions de chacun sur le sujet. 
Manuel Valls, qui souhaitait parler de la lutte antiterrorisme à tous les débats de cette primaire, a consacré un chapitre entier de son programme au sujet, intitulé "protéger les français". L'ancien premier ministre souhaite, s'il est élu, porter à 2% du PIB français le budget de la Défense. Pour assurer la sécurité des citoyens, la mission que le candidat juge prioritaire de la part de l'État, Manuel Valls promet de créer chaque année 1.000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes. Le candidat veut également poursuivre l'action que le gouvernement "a engagé depuis 2012", en continuant "d'expulser les prêcheurs de haine, de dissoudre les associations extrémistes, de lutter pied à pied sur Internet et dans nos prisons contre la radicalisation". Manuel Valls compte "agir sans relâche contre l'islamisme radical, le salafisme et l'influence des Frères musulmans". 

Benoît Hamon milite pour la création d'une agence de renseignement européenne

Il avait dit ne pas vouloir entrer "dans cette campagne présidentielle en considérant que la question centrale du débat politique est la question identitaire ou sécuritaire". Benoît Hamon propose tout de même dans son projet une série de mesures sur le sujet. Lui aussi souhaite renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie, avec la création de 1.000 postes par an. 

Mais contrairement à Manuel Valls, il prévoit de consacrer 3% du PIB "aux dépenses de Défense et de sécurité intérieure". Le candidat de l'aile gauche du parti veut rétablir la police de proximité et propose d'instaurer une prime pour les forces de l'ordre présentes dans les zones les plus difficiles. Enfin, Benoît Hamon dit vouloir lancer "une véritable stratégie de coopération européenne dans le domaine de la Défense", en mutualisant les moyens de renseignement avec un objectif : "aboutir à une agence de renseignement européenne".

Un parquet national antiterroriste pour Arnaud Montebourg

Pour lutter contre le terrorisme, Arnaud Montebourg annonce dans son programme trois mesures, qui ne sont pas détaillées sur son site. La première consiste en la création d'un parquet national antiterroriste. Et pour assurer la sécurité des français, le candidat compte également revaloriser la police judiciaire et instaurer un service de renseignement de proximité

Vincent Peillon augmentera de 2 milliards d'euros le budget de la Justice

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L'ancien ministre de l'Éducation Nationale l'affirme : il "veut garantir aux institutions régaliennes les moyens humains, financiers et fonctionnels dont elles ont besoin". Comme Manuel Valls, il compte porter le budget de la Défense à 2% du PIB, "sur une décennie". Vincent Peillon explique qu'il maintiendra l'engagement militaire de la France dans les pays où elle est déjà présente, c'est-à-dire au Mali, en Syrie, en Irak ou encore au Sahel. Tout comme Benoît Hamon, il souhaite "renforcer la coopération européenne en matière de renseignement" mais aussi concernant la protection des frontières.

Au chapitre de la sécurité, il compte également embaucher 5.000 gendarmes et policiers durant tout le quinquennat, et remettre en place la police de proximité. Enfin, le candidat place la justice au cœur de son projet. Il promet 2 milliards d'euros supplémentaires pour le budget de la Justice sur cinq ans, et s'engage à augmenter les places en prison pour lutter contre la radicalisation et la surpopulation carcérale.

François de Rugy veut des éducateurs spécialisés contre la radicalisation

Le candidat écologiste de cette primaire évoque lui aussi le rétablissement d'une police de sécurité mais se démarque sur plusieurs points. Il souhaite la mise en place d'un Haut conseil pluraliste de la sécurité intérieure. Composé de 10 membres nommés par les groupes parlementaires et non investis de mandats électifs, il sera chargé de connaître "toutes les initiatives gouvernementales en matière de sécurité". Pour lutter contre la radicalisationFrançois de Rugy "veut prendre le mal par la racine", en recrutant dans chaque région des éducateurs spécialisés. Enfin, le candidat souhaite "en finir avec la prison unique". Il parle de la création de trois catégories d'établissements, pour "tenir compte de la diversité des profils des personnes incarcérées". 

Les "chantiers républicains" de Sylvia Pinel

La candidate du Parti radical de gauche (PRG) veut mettre en places des "chantiers républicains" pour prévenir la radicalisation chez les plus jeunes. Destinés aux jeunes de 15 à 18 ans, ils seront encadrés par des associations d'éducation populaire. "Pendant 3 ans, à raison d'un mois par an, ces jeunes devront défendre un projet cohérent avec les valeurs de la République et qu'ils auront choisi", explique Sylvia Pinel dans son programme. Elle souhaite également créer des centres de prévention de la radicalisation et des parcours de désendoctrinement. La candidate du PRG évoque aussi le renforcement de la réserve opérationnelle, afin de "consolider le lien armée-nation".

Jean-Luc Bennahmias veut armer toutes les polices municipales

L'aspect sécuritaire est peu présent dans le programme du candidat du Front démocrate (le parti qu'il a lui-même créé en 2014, ndlr). Sa première mesure vise à armer l'ensemble des polices municipales afin "d'avoir des soldats de la République armés dans chacune de nos villes". Jean-Luc Bennahmias souhaite également "constituer un corps de Vigiles de sécurité agrées par le Ministère de l'Intérieur", et leur procurer des armes non létales (armes conçues pour ne pas tuer ou blesser les cibles). Ces vigiles seront chargés d'immobiliser "d'éventuels terroriste dans chaque center commercial ou supermarché avant l'arrivée des forces de l'ordre". 

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