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Présidentielle 2027 : candidats déclarés, candidats à la candidature ou noms récurrents... On fait le point sur tous les noms qui circulent en vue du scrutin

Qui va succéder à Emmanuel Macron le 2 mai 2027 ? À six mois jour pour jour de l'élection présidentielle, la liste des candidats s'allonge.

Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Michel-Édouard Leclerc, Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann

Crédit : AFP / RTL

Marie-Pierre Haddad

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À six mois jour pour jour du premier tour de l'élection présidentielle, la liste des candidats au scrutin s'affine peu à peu et avec une particularité pour certains camps où les envies élyséennes gagnent plusieurs membres d'une même famille politique. 

Officiellement candidats, candidats à la candidature, adoubés par un parti ou non... Les candidats s'agglutinent sur la ligne de départ. 

Selon le dernier baromètre Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL publié le 12 octobre, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon seraient en passe de se qualifier et cela dans tous les cas de figure. La candidate du RN arrive en tête des intentions de vote avec 35 à 36%, contre 18 à 19 pour le candidat insoumis.  

Les habitués de la candidature présidentielle

À l'extrême gauche, Nathalie Arthaud a confirmé sa candidature sous l'égide de Lutte ouvrière. Elle s'engage ainsi dans la bataille élyséenne pour la quatrième fois. Le parti d'extrême gauche, Révolution permanente, a aussi son candidat déjà engagé dans la course : Anasse Kazib. En 2022, il avait échoué à rassembler les 500 signatures.

Jean-Luc Mélenchon a confirmé s'engager pour 2027 et représente La France insoumise. Même s'il avait ouvert, au soir du premier tour en 2022, la possibilité à une succession. 

Candidate aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, Marine Le Pen a confirmé sa quatrième candidature après de nombreux rebondissements judiciaires. 

Parmi les candidats déclarés, plusieurs responsables politiques se sont déjà soumis au vote des Français par le passé. À commencer par le premier à s'être officiellement déclaré candidat en août 2023 : François Asselineau, déjà candidat lors du scrutin de 2017. En 2022, il n'avait pas obtenu suffisamment de parrainages. Nicolas Dupont-Aignan a annoncé en mars 2025 avoir "devoir d'être candidat" à l'élection présidentielle. À la tête du mouvement Les Patriotes, Florian Philippot est candidat pour la deuxième fois au scrutin. En 2022, il avait dû renoncer faute de parrainages. Éric Zemmour a laissé échapper qu'il sera candidat pour la deuxième fois, à l'élection présidentielle sur BFMTV. 

Représentante du collectif "Espoir RIC", Clara Egger a décidé de se présenter une nouvelle fois. Sylvain Pierre Durif est aussi candidat. Se présentant comme "le Christ cosmique", il avait déjà tenté de candidater en 2017, mais n'a pas recueilli les 500 parrainages.

Les primo-candidats déclarés

Le parti d'extrême gauche NPA-Révolutionnaires, issu de l'ex-Nouveau Parti anticapitaliste, a annoncé présenter la candidature de sa porte-parole Selma Labib, 30 ans et conductrice de bus.

À gauche, des responsables politiques se sont portés candidats pour participer à une primaire, n'incluant pas la France insoumise, comme Marine Tondelier pour les Écologistes, mais aussi l'ancien insoumis François Ruffin. Si dans un premier temps, ces candidats prônaient une primaire, ils se sont résignés à faire acte de candidature en solitaire, face à une fin de non-recevoir des socialistes.

Contre une primaire à gauche, la députée écologiste Delphine Batho a annoncé sa candidature dès novembre 2025. 

Au Parti socialiste, le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. "Je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. Je suis candidat parce que j'ai pris conscience de notre force", a-t-il expliqué le 9 juin sur Franceinter. 

Ancien adhérent du Parti socialiste, Manolo Mlekuz s'est lancé dans un tour de France afin de recueillir les 500 signatures. Raphaël Glucksmann est aussi officiellement engagé dans la course en tant que gagnant de la primaire sociale-démocrate.

Concernant le bloc central, les candidats sont nombreux. En 2024, au moment où Emmanuel Macron peine à trouver un premier ministre après la dissolution et les élections législatives anticipées, Édouard Philippe avait confirmé sa volonté d'être candidat à la prochaine présidentielle. Depuis, au sein du bloc central, il a été rejoint par un autre ancien Premier ministre Gabriel Attal. Le député du Haut-Rhin Olivier Becht a aussi confirmé sa candidature à l'élection présidentielle. Ancien membre du Parti socialiste, il indique désormais se situer à "l'extrême centre".

Du côté des Républicains, Bruno Retailleau a aussi déclaré sa candidature. Tout comme le maire de Nice David Lisnard qui n'est plus encarté chez Les Républicains et qui se présente sous la bannière de son parti Nouvelle Énergie. Le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret présente sa candidature. 

Avec son mouvement politique "Les Ruches", l’avocat Juan Branco s’est déclaré candidat à la présidentielle sur Sud Radio. Il défend notamment la sortie de la France de l'Union européenne. "Si on ne sort pas de ce système, de l’Union européenne et éventuellement de l’euro, et si on ne redonne pas au peuple la possibilité de décider, on se retrouve avec une montée des colères très légitimes, et une résistance à des méthodes barbares", expliquait-il. Benoît Mathieu, candidat à 27 ans, parcourt l'Hexagone à vélo.

Francis Lalanne a ajouté son nom à la liste des candidats pour la première fois à l'élection présidentielle. Il a indiqué qu'en cas d'élection, il nommerait le multi-condamné pour provocation à la haine Dieudonné.

Les candidats intéressés mais pas encore décidés ou déclarés

Chaque courant politique dispose de sa galaxie de potentiels candidats. Au Parti socialiste, l'ancien président François Hollande construit étape après étape sa candidature sans pour autant l'avoir encore officialisée. Ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve a publié une lettre adressée aux Français dans les colonnes du Parisien. 

Le parti créé par Emmanuel Macron, Renaissance, a aussi ses ambitieux, comme l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne, mais aussi la ministre en charge de l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. 

Dernier nom ayant fait son apparition dans la liste des potentiels candidats à la présidentielle : le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Selon le député Modem du Loiret Richard Ramos, "le seul candidat centriste que l'on voit émerger aujourd'hui, il s'appelle Jean-Noël Barrot. Je pense qu'il sera candidat à la présidentielle et je l'espère", a-t-il lancé sur Franceinfo.

Chez Les Républicains, le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, l'ancien Premier ministre et député Michel Barnier figurent dans la liste des candidats à la candidature. 

Dominique de Villepin n'a pas officiellement déclaré sa candidature mais le suspensz autour de celle-ci est très fin. "Ma détermination à participer à l'élection présidentielle est entière et en même temps à répondre entièrement à la justice", a-t-il déclaré sur RTL le 3 juin.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a indiqué vouloir "peser" dans le débat présidentiel. Interrogée sur un éventuel départ anticipé en cas d'apaisement de la situation, Christine Lagarde a répondu : "C'est possible. Je pense qu'une voix européenne doit s'exprimer dans le débat présidentiel français."

À l'extrême droite, la numéro 2 de son parti Reconquête, Sarah Knafo, est régulièrement citée par Laurent Wauquiez comme étant faisant partie des potentiels candidats pour participer à une primaire à droite.

Les candidats et potentiels candidats de la société civile

Et si le prochain président de la République n'était pas issu du monde politique ? Des personnalités médiatiques, telles que Michel-Édouard Leclerc ou encore le banquier d'affaires Matthieu Pigasse sont évoqués pour jouer les fauteurs de trouble lors de la présidentielle à venir. Sur BFMTV, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a indiqué qu'il "pourrait avoir envie d'y aller".

"Il faut entendre le besoin de radicalité qui s'exprime dans la société. La social-démocratie j'en viens et cela ne suffit plus", a lancé Matthieu Pigasse qui a travaillé avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius quand ils étaient à Bercy à la fin des années 1990 dans les gouvernements de Lionel Jospin. 

Natacha Polony a officialisé sa candidature a officialisé sa candidature. L'essayiste à la ligne souverainiste veut "rassembler les orphelins de la politique" et a justifié sa candidature par le constat d'une "perte totale de rang de la France sur les questions économiques, sur notre indépendance, sur la souveraineté". L'ancienne directrice de l'hebdomadaire Marianne avait lancé un mouvement politique en septembre.

Ceux qui ne seront pas candidats

Ils sont plus rares mais ont déjà mis un terme aux spéculations entourant leur éventuelle candidature. Comme l'indique la Constitution de la Ve République, Emmanuel Macron ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs, il ne sera donc pas candidat à l'élection présidentielle de 2027, après avoir été élu en 2017 et en 2022.

Dans un entretien à Paris Match le 10 juin, François Bayrou a déclaré : "Je ne suis pas candidat. Pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'ils le sont tous. En restant singulier, on peut dire des choses plus librement, et être plus utile au pays". Autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, Jean Castex, dont le nom circulait comme une option pour 2027, a mis fin aux spéculations. "Je me demande si, aujourd'hui, la distinction n'est pas de ne pas être candidat", a expliqué le PDG de la SNCF sur France Inter. Sa candidature "n'est ni à l'ordre du jour, ni dans mon horizon."

Le président des députés Droite républicaine, Laurent Wauquiez affirmait dès le mois de mai qu'il ne déposera pas de candidature pour 2027. "Je laisse de côté toute candidature de ma part", a assuré le député LR de la Haute-Loire.

Au Parti socialiste, le député socialiste Jérôme Guedj, l'ancienne ministre Ségolène Royal, le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et Emmanuel Maurel ont perdu la primaire sociale-démocrate et ne seront donc pas candidats. 

Un temps candidate, Clémentine Autain a finalement retiré sa candidature. "Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non", a-t-elle déclaré, jugeant "ridicule, pour ne pas dire irresponsable, l'empilement des candidatures que l'on voit aujourd'hui à gauche". Toujours à gauche, le député Génération.s Benjamin Lucas-Lundy s'était aussi porté candidat, avant de retirer sa candidature, actant la mort de la primaire à gauche. 

Candidat en 2012, 2017 et 2022, Philippe Poutou a indiqué qu'il ne se présentera pas à la prochaine présidentielle. Le candidat du NPA - Anticapitaliste a annoncé soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. "Au vu du danger de l'extrême droite, le NPA-l'Anticapitaliste ne présentera pas de candidature à l'élection présidentielle, œuvrera à la construction d'un front antifasciste large et à une candidature de rassemblement de la gauche de rupture", écrit le parti dans un communiqué. 

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