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Hollande, Cazeneuve, Duflot… Raphaël Glucksmann à la chasse aux ralliements après sa victoire à la primaire

Si les portes ne sont pas ouvertes chez François Hollande et Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann pourrait tenter d'approcher Bernard Cazeneuve et Cécile Duflot, afin d'obtenir leur soutien pour la campagne présidentielle.

Raphaël Glucksmann, le 11 octobre 2026 à Paris

Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Marie-Pierre Haddad

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À quand des ralliements ? La pression s'accentue sur Raphaël Glucksmann. Sorti victorieux de la primaire sociale-démocrate, l'eurodéputé cherche à engranger des soutiens afin d'imposer une dynamique dans la campagne présidentielle. François Hollande, Marine Tondelier... Les offres ont été lancées au soir de la primaire.

"Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner. Elle peut parler de justice, d'écologie et de République sans renoncer à rien. Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l'élection présidentielle", déclarait l'eurodéputé sur X.

Les réponses, elles, se font attendre. François Hollande prépare sa campagne et se laisse jusqu'au mois de janvier afin de décider s'il se lance dans la course à la présidentielle. Marine Tondelier a quant à elle donné le ton des échanges à venir : en choisissant Raphaël Glucksmann, les votants ont fait "le choix du repli en refusant toute perspective d'alliance large de toute la gauche et des écologistes".

Mais Raphaël Glucksmann n'a pas encore dit son dernier mot. Le candidat doit rapidement obtenir des ralliements afin d'acter une dynamique dans sa campagne qui neutraliserait toutes candidatures parasites. 

"Un peu de temps pour installer" une dynamique

Mais par où commencer ? Le candidat social-démocrate doit-il créer une dynamique qui lui permettra de recevoir des soutiens ? Ou doit-il accumuler les ralliements afin de créer une dynamique ? Interrogé dans l'émission C à vous sur France 5 sur le positionnement de sa campagne, Raphaël Glucksmann a répondu : "Je suis candidat officiel de ma famille politique depuis cinq jours. La dynamique commence. Vous pouvez me laisser un peu de temps pour l'installer, ça serait très sympathique", a-t-il dit aux journalistes en esquissant un sourire.

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"On va s'adresser à tous les électeurs qui sont partis chez Emmanuel Macron ou qui sont partis chez Jean-Luc Mélenchon", a assuré le candidat. "J'ai fait une primaire axée sur la clarification, il faut que l'on assume d'être des sociaux-démocrates écologistes pro-européens et qu'on ait un programme et un projet de changement", a défendu Raphaël Glucksmann. 

Une "divergence stratégique" avec Marine Tondelier

Afin de réaliser ce grand écart, l'équipe de Raphaël Glucksmann commence par se concentrer sur les soutiens qui gravitent dans la galaxie hollandienne et écologiste. Dans le viseur du candidat soutenu par le Parti socialiste : Bernard Cazeneuve et Cécile Duflot. Selon Politico, le candidat aurait engagé des discussions "entre grandes personnes". C'est-à-dire en dehors des appareils politiques.

"La divergence stratégique avec Marine Tondelier a été actée depuis un certain temps", tranche auprès de RTL.fr l'entourage de Raphaël Glucksmann. Ce dernier préfère rallier à lui des personnalités politiques incarnant un courant spécifique. "La stratégie qui est la nôtre, c’est d’aller récupérer des Écolos identifiés comme Cécile Duflot ou Emmanuelle Cosse (ex-secrétaire nationale d’EELV)", indiquait une source à la newsletter politique.

La tentation Cazeneuve

Concernant Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann a sûrement en tête les mots de l'ancien ministre de l'Intérieur. Fin août, il appelé à "une coalition des engagés" composée de "républicains ardents" qui permettront, selon lui, d'éviter une victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Une mission qui ne pourra se concrétiser "qu'avec toutes les forces inscrites dans l'arc républicain qui accepteront ensemble d'y concourir".

"Même si un candidat de la gauche républicaine ou du centre parvenait à se qualifier pour le second tour, aucun de ces candidats ne parviendrait à l'emporter sans qu'un large rassemblement ne s'opère autour de sa personne et d'un projet partagé", indiquait-il.

Mélenchon, Glucksmann et Philippe dans un mouchoir de poche

Plutôt que d'évoquer des accords d'appareil, un proche du candidat insiste sur la volonté de Raphaël Glucksmann de s'adresser "aux électeurs". Selon un sondage Opinionway pour Les Échos et Radio Classique publié le 15 octobre, le candidat social-démocrate est  pour la première fois au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe pour accéder au second tour de l'élection présidentielle. Les trois candidats se situent dans un mouchoir de poche entre 15 et 16%.

Dans l'hypothèse où Gabriel Attal est candidat du bloc central, l'eurodéputé pourrait même être en capacité de se qualifier au second tour, face à Marine Le Pen. Par rapport à la précédente vague du baromètre (10 septembre), le fondateur de Place publique prend entre 4 et 5 points selon les hypothèses retenues. 

Un sondage repéré par l'équipe de Raphaël Glucksmann qui assure "resté concentré" sur la campagne, car "la route est à la fois longue et courte" pour celui qui cherche à rassembler au sein de son camp et en dehors.

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