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"La France du chaos" derrière Jean-Luc Mélenchon : Jordan Bardella attaque la mobilisation du 17 octobre

À la veille des manifestations du 17 octobre, Jordan Bardella a expliqué craindre des "débordements" en marge des cortèges. Le président du Rassemblement national accuse l'extrême gauche et Jean-Luc Mélenchon de vouloir faire de cette mobilisation sociale une démonstration de force politique. Il apporte son soutien aux forces de l'ordre.

Jordan Bardella à Paris le 16 octobre 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Il ne battra pas le pavé ce samedi. Interrogé en marge d'un déplacement au Mondial de l'automobile à Paris, Jordan Bardella, s'est dit "inquiet" des "débordements" qui pourraient survenir en marge des manifestations du 17 octobre. Le président du Rassemblement national estime que sous couvert de "revendications légitimes", cette journée sera une occasion "pour la France du chaos de se mettre et de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon". 

Selon le député européen, "la mobilisation sociale est un prétexte". "C'est un prétexte pour l'ensemble des groupuscules d'extrême gauche, qui vont venir derrière Jean-Luc Mélenchon, se rassembler autour de tout ce que la France compte de permanents syndicaux, de groupuscules violents, de milices anti-flics", a déclaré Jordan Bardella. 

"Et donc il y a fort à parier qu'il y aura des débordements demain", a-t-il poursuivi, souhaitant "d'ores et déjà apporter (son) soutien aux forces de l'ordre, aux forces de sécurité et aux services de l'État qui vont être mobilisés". 

Jordan Bardella a aussi promis de "continuer à preuve de la fermeté la plus totale à l’égard de l’extrême gauche et à l’égard de tous ceux qui veulent détruire la cohésion nationale en France et de tous ceux qui veulent semer le désordre dans notre pays. Et je crois qu’ils seront très nombreux à descendre dans les rues demain".

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Le président du Rassemblement national  a également promis de défendre lors de la campagne certaines revendications portées dans la rue ce samedi. "Nous allons débattre au cours de la campagne avec les différents candidats. Nous allons porter des mesures pour le redressement de l’école, pour augmenter les salaires des enseignants, pour faire en sorte que les enseignants puissent aller travailler sans avoir la peur au ventre", a-t-il affirmé.

Lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat et syndicalistes se préparent à faire converger leurs colères dans la rue, avec de nombreuses actions et manifestations prévues à travers le pays. 

Dans toute la France, environ 500 actions sont "envisagées" et plus de 90 manifestations sont "en cours de structuration", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, qui anticipe des "débordements", prévenant que "les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels, ne seront pas tolérées".

Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC) en vue des mobilisations attendues, a appris l'AFP auprès de Matignon. Selon une source policière, quelque 150.000 personnes devraient participer aux manifestations hors agglomération parisienne sous des formes très différentes selon les endroits. Les gilets jaunes ont annoncé un millier d'actions pour défendre le pouvoir d'achat, espérant notamment peser en plein débat budgétaire.

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