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Présidentielle 2022 : selon Gérard Larcher, Éric Zemmour n'est pas raciste mais "hystérise le débat"

Le président Les Républicains du Sénat Gérard Larcher estime que le polémiste Éric Zemmour "hystérise le débat" mais n'est pas raciste et est la conséquence des "renoncements" de la droite sur l'immigration et la sécurité, dans un entretien au Journal du dimanche.

Gérard Larcher au micro de RTL le 27 mai 2021
Gérard Larcher au micro de RTL le 27 mai 2021
Crédit : Capture d'écran RTL
Romain Giraud & AFP

Dans un entretien au Journal du dimanche à paraître ce 24 octobre, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, estime que le polémiste d'extrême droite Éric Zemmour "hystérise le débat" mais n'est pas raciste, et est la conséquence des "renoncements" de la droite sur l'immigration et la sécurité. Interrogé sur le fait de savoir si Éric Zemmour était raciste, Gérard Larcher répond : "Non, mais je n’aime pas sa façon de réécrire l’Histoire. Il hystérise le débat. Il divise, il fracture, alors qu’il faut rassembler", affirme-t-il. 

Selon le sénateur, "il abîme la nation alors qu’il prétend la réhabiliter", or "la France, ça ne peut pas être : haïssez-vous les uns les autres". Pour autant, Gérard Larcher juge qu'Éric Zemmour "aborde de vraies questions". Par exemple, "nos capacités d’intégration et d’assimilation sont saturées", clame le parlementaire.

Alors que le polémiste n'est pas déclaré candidat à la présidentielle mais est donné par certains sondages au coude-à-coude avec Marine Le Pen pour rallier le second tour, Gérard Larcher reconnaît qu'il constitue un phénomène électoral : "C’est un miroir que nous tendent des millions de Français, qui nous reprochent nos renoncements, notamment sur la question migratoire, l’insécurité et l’identité", explique-t-il. A ses yeux, "il n’y aurait ni phénomène Le Pen ni phénomène Zemmour si nous avions mieux traité ces questions".

Gérard Larcher rend hommage au dernier président de la droite classique en date : "Quand Nicolas Sarkozy avait voulu ouvrir le débat sur l’identité nationale, on s'interrogeait, moi le premier. Mais il avait raison", conclue-t-il. 

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