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Présidentielle 2022 et candidature unique : la gauche décide… de ne pas décider

Lors d'une réunion, la gauche qui prépare 2022 a décidé de reporter à l'automne la question d'une candidature unique.

Olivier Faure, le 18 mai 2021
Olivier Faure, le 18 mai 2021
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste

Pourquoi trancher maintenant ce qui peut être décidé plus tard ? La candidature unique à gauche pour l'élection présidentielle de 2022 semble avoir du plomb dans l'aile. La deuxième réunion qui s'est déroulée le 24 mai a une fois de plus acté la division qui existe au sein de la gauche. La France insoumise ne cesse de cultiver et rappeler sa différence avec EELV et le Parti socialiste

Invité de Franceinfo ce mardi 25 mai, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure est revenu sur les conclusions de cette réunion. "L’objectif aujourd'hui est d’être prêt à l'automne prochain avec un projet de coalition qui permet de lier celles et ceux qui le veulent (...) Les défis à relever sont gigantesques : le défi climatique, le défi social, le défi démocratique", a-t-il expliqué. 

Conscient des difficultés qui peuvent se présenter, Olivier Faure estime que face à l'enjeu présidentiel, la gauche ne peut pas "être soumise à la bonne volonté ou aux egos des uns ou des autres".

Après les élections régionales

En attendant l'automne, la gauche veut se concentrer sur les élections régionales et sur la constitution d'un projet commun. Un espoir de renverser le rapport de force pour la tête de liste de l'union de la gauche pour les régionales dans les Hauts-de-France Karima Delli. Citée par le HuffPost, elle explique que "les régionales vont nous aider à démontrer le rapport de force et à voir quelle est la force centrale à gauche. J’espère que ce sera le PS !".

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Les thèmes de la justice sociale, de la transition écologique, et de la démocratie ont ainsi été abordés par le secrétaire national d'EELV Julien Bayou, l'eurodéputé Yannick Jadot, la candidate à la primaire Sandrine Rousseau, Olivier Faure donc, Éric Coquerel pour la France insoumise, l'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon, l'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann et le communiste Pierre Lacaze. 

Des discussions "abstraites" ?

A la sortie, les avis sont assez partagés sur la stratégie à adopter. Éric Coquerel a partagé ses doutes à l'AFP. "Aucun éclaircissement n'a été donné par ceux qui ont participé à la manifestation des policiers mercredi dernier", c'est-à-dire Yannick Jadot, Olivier Faure et le communiste Fabien Roussel, a expliqué le député LFI de Seine-Saint-Denis. 

Les discussions étaient trop "abstraites" à ses yeux, et le fait que PS et EELV décideront en automne de ce qu'ils feront pour la présidentielle "ne les engage pas beaucoup", a-t-il estimé.
   
La candidate à la primaire des Verts Sandrine Rousseau a pour sa part rapporté avoir demandé la création d'un comité de pilotage pour les réunions futures, qui devrait être créé dans les prochaines semaines. Rendez-vous pour juillet pour le round 3.

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