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Présidentielle 2022 : en quoi consiste une cohabitation politique ?

Alors que les stratégies politiques commencent à se mettre en place pour les élections législatives, la question d'une cohabitation au sein du pouvoir revient sur la table.

Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, le 9 janvier 2021
Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, le 9 janvier 2021
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
William Vuillez

Pour certains, ce terme évoque le duo Jacques Chirac/Lionel Jospin, pour les plus âgés François Mitterrand et Édouard Balladur... Voilà qu'en 2022, 20 ans plus tard, la question d'une cohabitation revient sur la table. Selon notre sondage BVA pour RTL et Orange, les deux tiers des Français, soit 66%, indiquent que si Emmanuel Macron est élu, ils ne souhaitent pas qu’il obtienne une majorité à l’Assemblée nationale. 

Les Français sondés privilégient donc une cohabitation, ce qui voudrait dire que le chef du gouvernement, à savoir le Premier ministre, ne serait pas du même bord politique que le président de la République. Cette volonté s'exprime de manière particulièrement forte chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (84%). Et pour cause, le leader de La France insoumise, troisième du premier tour de la présidentielle le 10 avril dernier avec 22% des suffrages, a appelé les Français à voter pour ses députés insoumis aux élections législatives. 

"J'appelle les Français à m'élire Premier ministre", avait-il dit sur BFMTV. Un tel scénario (peu probable) provoquerait donc une cohabitation avec d'un côté un président (Emmanuel Macron ou Marine Le Pen) à droite et un Premier ministre (Jean-Luc Mélenchon) à gauche de l'échiquier politique. Mais concrètement, qu'est-ce que cela changerait ? 

Moins de pouvoir au président de la République

Dans son histoire, la Ve République a connu 3 cohabitations : François Mitterrand (PS) avec Jacques Chirac (RPR) de 1986 à 1988 puis François Mitterrand (PS) avec Édouard Balladur (RPR) de 1993 à 1995, et enfin Jacques Chirac (RPR) avec Lionel Jospin (PS) entre 1997 et 2002. La cohabitation est avant tout perçue comme un constat d'échec du président de la République, comme ça avait été le cas de Mitterrand avec le PS, incapable de rassembler derrière lui, une majorité aux législatives. C'est quelque part l'aveu d'un projet qui ne séduit pas la majorité des Français. 

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Et c'est ce sur quoi Jean-Luc Mélenchon, troisième homme de cette présidentielle, veut jouer : rassembler derrière son projet aux législatives. Car lors d'une cohabitation politique, le président de la République joue un rôle moins important, plus effacé que lorsqu'il a une majorité parlementaire derrière lui. Le chef de l'État pourrait ainsi voir une partie de ses décisions court-circuitées par son gouvernement. 

Ainsi certaines mesures ou projets ont été la source de conflits entre le président et son Premier ministre comme ce fut le cas entre Mitterrand et Balladur à propos de la reprise des essais nucléaires ou entre Chirac et Jospin autour du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. 

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