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Présidentielle 2022 : comment Bertrand veut s'imposer face à Macron sur la sécurité

DÉCRYPTAGE - Depuis Saint-Quentin, le candidat de droite à la présidentielle a lancé une série d'attaque à l'encontre d'Emmanuel Macron et de sa politique en matière de sécurité.

Xavier Bertrand et Emmanuel Macron, le 14 septembre 2021
Xavier Bertrand et Emmanuel Macron, le 14 septembre 2021
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad

Un discours dans la foulée de celui d'Emmanuel Macron. Xavier Bertrand s'est exprimé ce mercredi 15 septembre à Saint-Quentin afin de présenter le volet sécuritaire de son programme.

Le candidat de droite à la présidentielle a dénoncé les "postures martiales" d'Emmanuel Macron et a promis "la fin de l'impunité". "Nous ne relèverons pas la France si on ne met pas comme préalable la restauration de l'autorité dans notre pays", a-t-il affirmé.

Le président des Hauts-de-France a mis en avant son expérience d'élu local. Sans cela, il est impossible de comprendre toutes les formes d'insécurité qui aujourd'hui fracturent notre pays". Il a fustigé, le président de la République sans le nommer en critiquant une déconnexion de la vie des Français. Xavier Bertrand souhaite ainsi se poser frontalement en opposition à Emmanuel Macron sur le thème de la sécurité.

Places de prison, majorité pénale et forces de l'ordre

Le candidat à l'élection présidentielle a aussi consacré une partie de son discours aux forces de l'ordre. D'après lui, ils "sont devenues des cibles" et Emmanuel Macron "participe à cette mise en cause généralisée des forces de l'ordre". "L'heure est grave. J'entends l'exaspération et la colère de nos concitoyens. Demain, si l'on ne fait rien, certains se feront justice eux-mêmes, a-t-il mis en garde. Et après-demain, ce serait la guerre civile. Le rôle d'un Président, c'est de tout faire pour l'éviter".

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Concernant son programme, Xavier Bertrand souhaite que "toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu'elle sera sanctionnée". Il propose ainsi la majorité pénale ramenée à 15 ans, des peines minimales obligatoires pour les récidivistes et "un an de prison ferme" pour les agressions des forces de l'ordre.

Pour que les peines prononcées "soient vraiment exécutées", le président des Hauts-de-France a promis 20.000 places de prison supplémentaires. Autre mesure : l'expulsion "systématiquement" des délinquants étrangers en fin de peine. Quant aux amendes pénales, Xavier Bertrand a proposé qu'elles "soient saisies directement sur les salaires ou, le cas échéant, sur certaines prestations sociales, comme le RSA"

Un face à face tendu

La temporalité des mesures détaillées par Xavier Bertrand n'a rien d'un hasard. Quelques instants avant la prise de parole d'Emmanuel Macron pour présenter les conclusion du Beauvau de la sécurité, le président de la République a échangé avec le président des Hauts-de-France. 

Une conversation glaciale. "Vous allez bien ? Merci d'être là", a lancé Emmanuel Macron au candidat de droite à la présidentielle. Réponse de son interlocuteur :  "C'est républicain, c'est normal...". Xavier Bertrand a ensuite dit au président de la République : "On aura un débat, un vrai débat (...) Il va venir". L'échange s'est terminé sur des propos du chef de l'État.

"Il y a aussi des actions que l'on doit conduire, donc c'est pour ça que les ministres ont fait un gros travail et on va déployer leurs actions au quotidien de nos forces de sécurité" , a-t-il déclaré. Une façon d'exprimer le fait qu'il est dans l'action et que son adversaire politique est en campagne

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