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Présidentielle 2017 : les conseils de Bernard Tapie à François Fillon

L'homme d'affaires est revenu sur la mise en examen du candidat LR à l'élection présidentielle dans un entretien au "JDD".

Bernard Tapie, en mai 2013
Bernard Tapie, en mai 2013
Crédit : AFP
Ambre Deharo
Ambre Deharo

Quel est le point commun entre Bernard Tapie et François Fillon ? Serge Tournaire, juge d'instruction au pôle financier du tribunal de grande de Paris, qui est en charge de l'affaire de l'arbitrage du Crédit Lyonnais et de l'affaire Fillon. Dans les colonnes du JDD le 2 avril, l'homme d'affaires a abordé le cas du candidat LR à l'élection présidentielle, mis en examen, comme son épouse, par le juge Tournaire. "Ce n'est pas un ayatollah mais c'est un dur à cuire qui ne recule devant rien", affirme Bernard Tapie. "Dieu merci, il lui arrive de faire des erreurs, d'ailleurs tous ses mis en examen ne sont pas systématiquement condamnés..." ajoute-t-il.

Dans le cas de l'affaire Fillon, Bernard Tapie évoque une instrumentalisation "jusqu'au Canard Enchaîné", mais pas de la justice. "Je connais très bien Mme Houlette, la chef du [parquet national financier], elle était avocat général en 2003 dans l'affaire Adidas", raconte-t-il. Et de lui reconnaître deux vertus : "elle est ultra-compétente et elle est insensible aux pressions", dit-il. Pressions que l'homme d'affaires reconnaît comme étant un fléau dans le monde judiciaire, surtout lorsque les affaires deviennent médiatisées.

François Fillon a pris un risque énorme

Bernard Tapie

Ce qui le conduit à relever l'ironie du cas de François Fillon. "Il est dans la peau de ceux, mis en examen, qu'il a tant critiqués", dit ainsi l'ancien président de l'OM. Et d'analyser la situation : "Il a pris un risque énorme. S'il est battu, il va porter sur ses épaules la responsabilité d'avoir empêché l'alternance à droite. Cela sera terrible à vivre". Mais lorsqu'on lui demande conseil, l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand ne se fait pas prier. "Moi, je prendrais l'engagement solennel qu'une fois élu, et bénéficiant de l'immunité présidentielle, je démissionnerais si ma femme était condamnée"...

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