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Présidentielle 2017 : des journalistes pris à parti par les partisans de François Fillon

La défiance entre la presse et les sympathisants du candidat LR a atteint un sommet lors du meeting du 17 avril à Nice.

Des sympathisants de François Fillon le 17 avril à Nice.
Des sympathisants de François Fillon le 17 avril à Nice.
Crédit : ASM/SIPA
Présidentielle 2017 : des journalistes pris à parti par les partisans de François Fillon
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Dominique Tenza & Geoffroy Lang

Au terme d’une campagne chaotique pour François Fillon, un climat délétère s’est installé en marge de meetings du candidat des Républicains. Les prises à partie de journalistes se sont notamment multipliées depuis quelques semaines, pour atteindre des sommets lors du rassemblement organisé ce lundi 17 avril au Palais Nikaia de Nice. 

"Des photographes et deux cameramans ont filmé l’expulsion d’un individu ayant crié 'rends l’argent'", avant que François Fillon ne se fende d’un mot amer pour la presse : "C’est drôle, il suffit qu’il y ait une personne qui émette un jugement critique pour que l’ensemble des médias sorte et le suive".

Des insultes aux crachats

Après la pique de leur candidat, de nombreux sympathisants ont lancé des insultes, telles que "journalopes" ou "merdias", devant des journalistes interdits dans le carré de presse. Pendant, qu'à l'extérieur du bâtiment, deux journalistes de Buzzfeed qui filmaient l’arrestation desperturbateurs ont été violemment pris à partie par le service de sécurité du Palais Nikaia, avant qu’un individu se présentant comme le chef de cabinet du candidat des Républicains interviennent en expliquant aux journalistes malmenés qu’il leur offrait un "traitement de faveur".

Une journaliste de BFM-TV s’est également fait cracher dessus lors de ce meeting. Par ailleurs, interrogé sur les sifflets à l'encontre des journalistes dans ses meetings, François Fillon a répondu : "Si la presse se fait siffler, ce n'est pas à ma demande, au contraire. Il faut juste aussi vous poser parfois la question si vous avez zéro responsabilité dans cette situation".

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