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"24 heures cruciales pour François Fillon", décrypte Alba Ventura

ÉDITO - Lâché par de nombreux ténors des Républicains, le candidat de la droite résiste coûte que coûte.

François Fillon, lors de sa conférence de presse du 6 février 2017
François Fillon, lors de sa conférence de presse du 6 février 2017
Crédit : Martin BUREAU / AFP
Présidentielle 2017 : "24 heures cruciales pour François Fillon", décrypte Alba Ventura
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Présidentielle 2017 : "24 heures cruciales pour François Fillon", décrypte Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Après son meeting au Trocadéro et son intervention au Journal de 20 Heures sur France 2, François Fillon n'a pas renoncé à sa candidature. Est-il prêt à aller jusqu'au bout ? La semaine dernière, nous vous disions : on verra si c'est un résistant ou un forcené. Ce lundi 6 mars, on en est toujours là. C'est assez déroutant. Même si François Fillon a soufflé le chaud et le froid, entre son meeting et son interview télévisée.

Au Trocadéro, on a vu un François Fillon combatif mais qui avait l'air de s'en remettre à sa famille politique. Un François Fillon qui expliquait qu'il ne renoncerait pas, mais qui disait aux ténors de son parti : "La balle est dans votre campé. Autrement dit : "Vous voulez me débrancher ? Allez-y, vous les rats qui quittez le navire, prenez vos responsabilités".

D'ailleurs, même Gérard Longuet, qui était sur la photo du Trocadéro, mettait le débat sur la table : "Il y a l'éthique d'honneur (c’est-à-dire que le candidat qui a été choisi, on le soutient jusqu'au bout), et l'éthique de responsabilité (savoir qui est le candidat le plus à même de faire gagner son camp)".

Quelques heures plus tard, au JT de France 2, on a retrouvé un François Fillon toujours très déterminé. Un François Fillon qui reprenait la main, qui expliquait qu'il ne retirait pas sa candidature, tout en laissant sa porte ouverte au dialogue avec les caciques de son camp, en affirmant qu'il n'était pas jusqu'au-boutiste, mais que c'était sa décision et qu'il n'y avait pas d'alternative.

François Fillon affaibli, abîmé mais requinqué

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Alain Juppé a dû s'étrangler en buvant son verre de Bordeaux lorsque François Fillon, interrogé sur une éventuelle candidature de Juppé, a rétorqué : "Ce n'est pas en proposant un projet de centre gauche qu'on pourra convaincre les Français de plus en plus nombreux à aller vers Marine Le Pen, de s'en détourner". "Qui mieux que moi ?" ; c'est la question que François Fillon pose à sa famille politique ? On ignore ce que va dire Alain Juppé (certains avancent qu'il n'ira pas), mais on peut penser qu'il doit bouillir de rage et que sa prise de parole risque d'être cinglante.

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François Fillon va-t-il pouvoir tenir face à la pression de son camp ? C'est tout ce qui se joue aujourd'hui. La journée va être jalonnée de rendez-vous. D'abord la conférence d'Alain Juppé. 

Puis les sarkozystes, dans la matinée, feront-ils monter François Baroin, que l'on a beaucoup vu aux côté de François Fillon ? Les présidents de région Valérie Pécresse, Christian Estrosi et Xavier Bertrand vont-ils revenir à la charge ? Et que sortira-t-il du comité politique en fin de journée ?

Au milieu de tout ça, un François Fillon affaibli, abîmé mais qui, requinqué par son meeting du Trocadéro, reste debout et n'est pas encore prêt à jeter le gant. Les 24 heures qui s'annoncent vont être cruciales.

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