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Pourquoi Éric Dupond-Moretti est convoqué le 16 juillet pour une mise en examen

ÉCLAIRAGE - Le ministre de la Justice est convoqué le 16 juillet à la Cour de justice de la République pour une mise en examen. Il est soupçonné de "prise illégale d'intérêts", a indiqué une source proche du dossier.

Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, le 18 novembre
Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, le 18 novembre
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Cassandre Jeannin & AFP

Le ministre de la Justice convoqué à la Cour de justice de la République (CJR) le 16 juillet pour une mise en examen, a indiqué ce lundi 5 juillet une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Éric Dupond-Moretti a été informé de cette décision jeudi dernier en marge de la perquisition menée au ministère de la Justice. Mais de quoi est-il accusé ? 

Le garde des Sceaux est soupçonné de "prise illégale d'intérêts". En effet, il aurait profité de ses fonctions de ministre pour intervenir dans des dossiers où il était auparavant avocat. 

L'affaire remonte au mois de septembre 2020, lors qu'Éric Dupond-Moretti, ministre depuis deux mois seulement, a ordonné l'ouverture d'une enquête administrative contre trois magistrats du parquet national financier (PNF). Tous les trois avaient participé à l'enquête préliminaire pour identifier qui aurait pu prévenir l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils avaient été mis sur écoute dans le cadre d'une affaire de corruption. Le PNF avait alors analysé les relevés téléphoniques de Thierry Herzog et de certains de ses proches, dont Éric Dupond-Moretti. 

Encore avocat, celui-ci avait dénoncé des "méthodes de barbouzes" et déposé plainte contre le PNF, plainte qu'il a retiré lors de son entrée au ministère. "Le ministre instrumentalise l’inspection contre des magistrats qui ont enquêté sur lui et son meilleur ami et contre un parquet qui devra requérir une peine contre ce proche", dénonçait au mois de janvier Anticor.

Éric Dupond-Moretti estime n'avoir "rien à craindre"

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Interrogé le 13 janvier en marge d'un débat sur la justice des mineurs devant la Commission des lois du Sénat, le ministre de la Justice s'était dit "totalement serein" et estime "n'avoir rien à craindre""Si l'objectif de tout cela, comme c'est d'ores et déjà exprimé par certains, c'est de m'interdire de travailler, ceux-là en seront pour leurs frais", avait-il. "Mon crime est d'avoir exercé mes fonctions exactement comme l'auraient fait tous mes prédécesseurs dans des circonstances analogues", avait-il ajouté. 

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