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Édouard Philippe est "mal à l'aise" au gouvernement, selon Christian Jacob

LE GRAND JURY - Le chef de file des députés Les Républicains à l'Assemblée nationale estime que le nouveau premier ministre, tout comme Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, n'est pas à sa place au sein d'un gouvernement qu'il qualifie "de gauche".

Christian Jacob invité du Grand Jury de RTL LCI et Le Figaro dimanche 21 mai 2017
Christian Jacob invité du Grand Jury de RTL LCI et Le Figaro dimanche 21 mai 2017
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS
Le Grand Jury du 21 mai 2017
52:01
Benjamin Sportouch & Clémence Bauduin

Christian Jacob n'a "rien de particulier à dire" des premiers jours d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Mais sur l'arrivée au gouvernement de certains membre de sa famille politique - le premier ministre juppéiste Édouard Philippe, ou Bruno Le Maire et Gérald Darmanin à Bercy -, la parole se libère. "Ce choix, je ne l'aurais pas fait (...) parce qu'il répond à une forme de démarchage individuel mais pas à un projet politique", amorce le chef de file des Républicains à l'Assemblée nationale. "Je pense que ce sera compliqué d'avoir milité hier pour la baisse de l'impôt sur le revenu et, aujourd'hui, devoir mettre en place l'augmentation de la CSG" au sein d'un gouvernement que Christian Jacob qualifie "de gauche".

Christian Jacob fait notamment référence à la photo du gouvernement, prise jeudi 17 mai à l'issue du conseil des ministres, une photo qui selon lui "en dit long" sur le sentiment du Premier ministre, "assez mal à l'aise". "La photo est riche d'enseignements : le Premier ministre est en retrait, un pas en arrière. (...) C'est effectivement assez compliqué d'avoir, à juste titre, défendu la diminution de l'impôt sur le revenu que nous voulons mettre en place, d'avoir parfois - c'était le cas de Bruno Le Maire - souhaité une baisse de la CSG (...) et être dans l'obligation de la mettre en place", analyse-t-il amèrement.

Par définition, si l'on veut faire gagner notre candidat, on veut faire perdre Bruno Le Maire.

Christian Jacob, chef de file des députés LR à l'Assemblée nationale

En première ligne de ceux qui ont quitté le navire LR, le nouveau ministre de l'Économie Bruno Le Maire n'échappe pas à la défiance de Christian Jacob qui était pourtant l'un de ses proches. "Je m'en remettrai", lance-t-il lorsqu'on lui demande si, à titre personnel, il n'éprouve pas de difficulté à lui opposer un candidat sur sa circonscription. "Bruno Le Maire porte un projet politique qui n’est pas le nôtre (...) donc nous soutenons notre candidat Les Républicains, bien évidemment". 

"L'objectif est de soutenir ceux qui sont sur notre projet politique et donc de ne pas soutenir Bruno Le Maire. Par définition, si l'on veut faire gagner notre candidat, on veut faire perdre Bruno Le Maire", résume sèchement le député. Gérald Darmanin n'a pas droit à davantage de clémence : il a quant à lui, des mots de Christian Jacob, "la place qu’il a voulu avoir" au gouvernement. "J'imagine qu’il n’y a pas été le pistolet sur la tempe", ironise-t-il.

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