1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Police : "Tout le monde veut la tête de Castaner", assure un syndicaliste
1 min de lecture

Police : "Tout le monde veut la tête de Castaner", assure un syndicaliste

INVITÉS RTL - Les syndicats de police assurent qu'il y a dans leurs rangs un "rejet total du ministre de l'Intérieur" à la suite des mesures annoncées pour lutter contre les violences policières.

Christophe Castaner
Christophe Castaner
Crédit : Ludovic Marin / POOL / AFP
Police : "Tout le monde veut la tête de Castaner", assure un syndicaliste
08:49
Yves Calvi

C’est à partir de ce jeudi 11 juin que Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, rencontrera les syndicats de police sur fond de manifestations contre les violences policières et d’accusations de racisme envers des membres des forces de l’ordre. En réponse, le ministre avait assuré en début de semaine qu’il y aurait une tolérance zéro concernant ces sujets, et avait annoncé l'abandon de la clé d'étranglement lors des interpellations. 

"On a très mal vécu les annonces de monsieur Castaner", indique sur RTL Rocco Contento responsable Paris du syndicat SGP-Police (premier syndicat de la Police Nationale). Il relève d’ailleurs que le lendemain, le Premier ministre a eu "des propos un peu plus apaisants envers la police nationale".

"C’était catastrophique, on ne l’a pas vu venir. On nous retire le moyen de contrainte de la clé d’étranglement (…) Mais il faut une mesure alternative", souligne le syndicaliste qui parle d’un "rejet total du ministre de l’Intérieur". "Tout le monde demande sa tête (…) c’est le sentiment profond de tous les collègues", assure-t-il. Le lendemain des annonces, Christophe Castaner indiquait que le recours au Taser serait l'alternative retenue. 

Du côté de Patrice Spinosi avocat au Conseil d’État et à la Ligue des Droits de l’Homme, on confie "un sentiment de gâchis". "Il faut revenir aux problèmes initiaux, et c’est la violence policière qui a été dénoncée et par le monde", replace-t-il. Selon lui, la police nationale "dont personne ne nie l’utilité", n’aurait pas eu la bonne réaction. 

À lire aussi

"Au lieu d’avoir une démarche qui dit qu’effectivement il peut y avoir des comportements de mésusage de certaines techniques ou de certaines armes, (…) on a l’impression d’un réflexe corporatiste", pointe Me Spinosi.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/