2 min de lecture Justice

Accusé de viol, Gérald Darmanin se dit victime "d'une chasse à l'homme"

Gérald Darmanin reconnaît avoir eu une relation sexuelle avec la plaignante alors qu'il travaillait aux affaires juridiques de l'UMP.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, le 7 juillet 2020
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, le 7 juillet 2020 Crédit : Ludovic Marin / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Le nouveau ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et objet de manifestations et tribunes dénonçant sa nomination, s'est dit jeudi 16 juillet "victime d'une chasse à l'homme".

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.

Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie.

Darmanin soutenu par le gouvernement

"Je fais l'objet d'une calomnie, je ne souhaite à personne d'être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d'être victime de la chasse à l'homme à laquelle je suis aujourd'hui l'objet", a déclaré Gérald Darmanin sur Europe 1Le ministre a rappelé que trois décisions de justice "ont conclu à l'absence totale d'infraction". Il estime également que les critiques et polémiques le visant étaient sous-tendues par "des raisons politiques" qui chercheraient "à affaiblir (...) le gouvernement du président de la République".

À lire aussi
Le port de Beyrouth ravagé par une double explosion le 4 août 2020 Explosions à Beyrouth
Explosions au Liban : 16 fonctionnaires du port de Beyrouth placés en détention

"Je remercie le président de la République, le Premier ministre et la majorité parlementaire et y compris des personnalités de l'opposition pour voir qu'effectivement dans cette chasse à l'homme, il y a une forme d'injustice", a souligné le ministre de l'Intérieur, à qui l'exécutif a, à plusieurs reprises, affiché son soutien.

Lors de son interview du 14 juillet, Emmanuel Macron a ainsi défendu la nomination de Gérald Darmanin au nom de la présomption d'innocence. Interrogée sur LCI jeudi, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, a elle affirmé qu'"on est en fait au-delà de la présomption d'innocence", après les précédentes décisions de justice.

La procédure relancée par la cour d'appel de Paris

La nomination au gouvernement de Gérald Darmanin suscite depuis des jours la colère de mouvements féministes et les critiques d'une partie du monde politique. Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de 91 "militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes" écrivent que "ce remaniement du gouvernement français représente un virage politique antiféministe, dont la portée dépasse largement les frontières de la France" et "vient renforcer le 'backlash' (retour de bâton) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux".

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Gérald Darmanin Ministre de l'Intérieur
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants