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Pesticides : 150 mètres de zone d'exclusion "ce serait un drame", estime Didier Guillaume

INVITÉ RTL - Le ministre de l'Agriculture revient sur la polémique autour de la proposition du gouvernement de créer des zones de non traitement de 5 à 10 mètres entre les cultures traitées aux pesticides et les habitations.

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, le 28 août 2019

Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP

L'invité de RTL Soir du 7 septembre 2019

00:03:29

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00:03:30

Philippe Robuchon - édité par

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Les écologistes furieux après une décision du gouvernement sur le glyphosate. Pour protéger les populations, une zone d'exclusion entre les cultures traitées aux pesticides et les habitations doit être mise en place. Problème : la séparation ne ferait qu'entre 5 et 10 mètres. "C'est beaucoup trop peu", disent la plupart des associations de l'environnement, "le gouvernement ne joue pas son rôle de protection des citoyens", selon Yann Arthus-Bertrand

"C'est tout l'inverse", leur répond le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, sur RTL. "Nous sommes le premier pays en Europe à mettre en place des zones de non traitement devant les habitations", rappelle-t-il. "C'est pas un choix politique que nous faisons. (...) L'objectif du gouvernement c'est de protéger la santé de ses concitoyens", indique-t-il.

"Il y a aujourd'hui des gens qui veulent arrêter immédiatement les produits phyto-pharmaceutiques. Nous ne voulons pas aller dans cette direction immédiatement", déclare le ministre. "S'il fallait amputer les champs français de 150 mètres partout, entre 20 et 30% de la surface agricole cultivée serait amputée. (..) Ce serait un drame, ça amputerait la production agricole", précise-t-il.

Le décret va être soumis pendant trois semaines à une consultation du public sur les sites du Ministère de l'Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique. "Une fois que la synthèse de ce débat aura lieu, le gouvernement prendra ses responsabilités", promet Didier Guillaume. 

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