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Gabriel Attal, Président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, ce 13 janvier 2026.
Crédit : Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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Le Premier ministre est passé à l'offensive. Ce mardi 20 janvier 2026, Sébastien Lecornu a actionné le 49.3 pour faire adopter la partie recettes du budget de l'État. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure.
La France insoumise et le Rassemblement national vont déposer une motion de censure. Les écologistes la voteront, mais pas le Parti socialiste qui a l'avenir du gouvernement entre ses mains. Du côté des macronistes et des membres de la majorité, la pilule est extrêmement dure à avaler.
Ce matin, à huis clos, la réunion de groupe des députés Renaissance de Gabriel Attal avait des airs de groupe de parole pour expier ce mal-être face à ce budget et ces concessions faites aux socialistes qui sont autant de renoncements sur les fondamentaux de la politique macroniste. "On nous prend pour des cons", lâche une députée. "Pour des blaireaux", abonde un de ses collègues. "On perd notre crédibilité", déplore un autre élu.
"On est coincé, piégé. On met nos convictions au placard et on ne peut même pas censurer le Premier ministre parce qu'il est de chez nous", expose, démoralisé, une députée Renaissance qui dit en avoir "mal au ventre".
Côté gouvernement, on rappelle tout de même tous les gains octroyés aussi à sa propre majorité : pas de hausse de l'impôt sur le revenu, pas de hausse du coût du travail, pas de taxes sur les dividendes. Mais la méthode du moine soldat Lecornu continue d'agacer. "Ce n'est pas de l'instinct sacrificiel, c'est juste de l'instinct de survie pour durer", tacle un ancien ministre macroniste.
Invité de RTL ce mardi, Frédéric Valletoux, ancien ministre de la Santé et aujourd'hui député Horizons, fait également triste mine. "On voit tout ce qui a été accordé aux socialistes, on ne sait pas ce à quoi ils ont renoncé", commente-t-il au micro d'Anne-Sophie Lapix. Celui qui est également président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale regrette, qu'a contrario, son parti ait fait énormément de concessions. "À partir de là, ça ne donne pas envie de voter positivement ce budget", lâche-t-il, ajoutant qu'il n'était pas pour autant question de voter la censure.
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