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"On est des personnes différentes" : sur RTL, Gabriel Attal évoque "un certain nombre d’échecs" de la présidence d’Emmanuel Macron

Le président du groupe Ensemble pour la République, potentiel candidat pour l'élection de 2027, tente de prendre ses distances avec celui qui l'a nommé à Matignon. Il incrimine tout particulièrement le choix de la dissolution.

Gabriel Attal, invité de RTL, le mercredi 22 avril 2026

Crédit : RTL

"Un double standard" : sur RTL, Gabriel Attal balaye les accusations "d'impudeur" lorsqu'il évoque son couple avec Stéphane Séjourné

00:14:36

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Juliette Vignaud

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"Il y a eu un avant et un après." Gabriel Attal l'assure, plus rien n'est pareil avec Emmanuel Macron depuis la dissolution, qu'il a vécue depuis Matignon en 2024. L'ancien Premier ministre, qui se confie longuement sur ses relations avec le président dans son livre En homme libre (L'Observatoire), affirme avoir proposé de démissionner à l'issue de cette séquence, sachant que "son sort était scellé".


"Il y a eu un avant et un après, pas tant d'ailleurs parce que la dissolution a mis un terme à mes fonctions à Matignon [...] pour ce que cette dissolution a provoqué dans le pays", déclare-t-il au micro de RTL, ce mercredi 22 avril, pointant "tout le blocage" depuis deux ans au sein de l'hémicycle.

"L'incapacité pour l'Assemblée, le gouvernement, à véritablement agir, faire des réformes, aider les Français", énumère-t-il. "Tout ce blocage là est dû à ce choix de dissolution de l'Assemblée nationale, aux conditions où cette décision a été prise, et finalement à l'instabilité qu'on connaît aujourd'hui", critique ouvertement le président du groupe Ensemble pour la République (EPR).

Une promesse de faire de la politique différemment

Gabriel Attal assume ses responsabilités. "Je n'ai jamais appelé à la démission du président de la République, attaquer le président de la République, comme ça a pu être le cas par d'autres", lance-t-il, alors qu'Édouard Philippe avait appelé Emmanuel Macron à organiser une "présidentielle anticipée" sur notre antenne.

"Je ne vais pas prendre les Français pour des imbéciles. J'ai fait partie de plusieurs gouvernements, j'ai été député dans cette majorité, j'assume cette action. Je me sens comptable de tout ce que j'ai fait", dit-il. En revanche, l'ancien Premier ministre dit avoir un "regard lucide" sur la pratique politique sous la présidence d'Emmanuel Macron. "On est des personnes qui sont différentes."

"Je pense qu'il y avait cette promesse en 2017 de faire de la politique différemment, de partager davantage le pouvoir, d'être plus efficace dans l'action publique. De ce point de vue là, effectivement, il y a un certain nombre d'échecs", reconnaît-il. Le député des Hauts-de-Seine veut en tirer des "enseignements", tourné vers son dessein présidentiel.

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