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"Un double standard" : Gabriel Attal balaye sur RTL les accusations "d'impudeur" lorsqu'il évoque son couple avec Stéphane Séjourné

À la veille de la parution de son ouvrage, l’ancien Premier ministre justifie ses confidences sur son couple et voit dans les critiques qu’elles suscitent un "double standard" visant les couples d’hommes.

Gabriel Attal et Stéphane Séjourné le 8 décembre 2024 à Paris.

Crédit : Behrouz MEHRI / AFP

"Un double standard" : sur RTL, Gabriel Attal balaye les accusations "d'impudeur" lorsqu'il évoque son couple avec Stéphane Séjourné

00:14:36

"Un double standard" : sur RTL, Gabriel Attal balaye les accusations "d'impudeur" lorsqu'il évoque son couple avec Stéphane Séjourné

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Céline Landreau & Eléonore Aparicio

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Gabriel Attal publiera mercredi 23 avril En homme libre, aux éditions de L'Observatoire. Dans cet ouvrage, l’ancien Premier ministre revient notamment sur sa relation avec Stéphane Séjourné. Invité de RTL ce 22 avril, il a expliqué avoir choisi d’évoquer publiquement son couple, estimant que "quand vous n’en parlez pas vous-même, d’autres le font à votre place". Une démarche qu’il présente comme "une question de transparence". Il souligne également que son compagnon est lui-même une personnalité publique, ancien ministre et aujourd’hui commissaire européen.

L'ancien Premier ministre rejette les accusations "d’impudeur" visant ses confidences sur sa vie privée. Sur RTL, il souligne que de nombreux responsables politiques hétérosexuels ont, par le passé, évoqué leur compagne ou mis en scène leur couple sans susciter les mêmes reproches. "En revanche, quand c'est un couple d'hommes, je vois effectivement des commentaires disant que c'est impudique", déplore-t-il. Ce qui traduit, à ses yeux, "une forme de double standard" sur ce sujet.

L'homosexualité, "pas du tout" un frein pour la présidentielle

Gabriel Attal affirme avoir "toujours subi" des attaques homophobes et dit y être encore confronté aujourd’hui. Il souligne toutefois qu’en tant que personnalité publique, il se sait davantage protégé que nombre d’anonymes victimes de discrimination. Pour autant, il refuse de dresser un constat trop sombre sur la société française. "L'homophobie, ça existe", constate-t-il, mais "ça ne représente pas du tout notre pays."

Interrogé sur la possibilité pour les Français d’élire un président ouvertement homosexuel, Gabriel Attal répond clairement que ce n’est, selon lui, "pas du tout" un frein. "Notre pays est plus ouvert et plus tolérant que ce qu'il croit lui-même", assure l'homme politique, qui laisse planer le doute sur une éventuelle candidature en 2027. "Quand je suis devenu Premier ministre et que j'étais le premier chef de gouvernement à assumer son homosexualité, j'ai vu aussi à quel point c'était devenu quelque chose de banal", poursuit-il. 

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